
( affichées à Prasanthi Nilayam du 1er
au 31mars 2006 )
Mercredi 1er mars 2006
C’est ‘Jagath-Bhaavam’ (la mondanité)
que vous devez abandonner. La raison en est que le monde n’est pas différent de
Dieu. ‘Ishavasyam Idam Jagath’ (Dieu imprègne l’Univers entier).
Indifférent à cette Vérité sacrée et profonde, l’homme est devenu la proie des
ennuis que lui procurent ses attachements mondains. Le monde ne devrait pas
seulement être regardé sur le plan physique, mais devrait être considéré comme
une manifestation Divine. C’est seulement lorsque l’homme sera rempli de
pensées pieuses qu’il sera délivré de la peine. Par conséquent, c’est la
mondanité qui devrait être abandonné. Ensuite, seule ‘Atmananda’ (la
Félicité de l’Esprit) peut être atteinte.
Baba
La recherche de Dieu dans le monde
extérieur est futile. Alors que le Divin est omniprésent, il est stupide pour
l’homme de chercher Dieu dans un endroit particulier. Par conséquent, le but de
l’homme est la réalisation de sa Divinité. Cette réalisation doit venir au
moyen du processus Vedantique de l’exclusion « Nethi, Nethi »
(pas ceci, pas cela). On doit affirmer : « Je ne suis pas le
corps. Je ne suis pas l’intellect. Je ne suis pas la Volonté. Je ne suis pas
‘Antahkarana’ (l’instrument intérieur). Tous ne sont uniquement que mes
instruments ». L’homme devrait réaliser : « Je suis le maître
de tous ces instruments ». Lorsque grâce à ce processus d’élimination,
l’homme réalise son vrai Soi, il est libéré du chagrin.
Baba
‘Buddhi’ (l’intellect) est le
cadeau le plus précieux et le plus sacré que Dieu ait fait à l’homme.
L’intellect qui devrait être utilisé pour chercher l’Atma est
aujourd’hui utilisé par l’homme pour chercher ‘Annam’ (la nourriture).
Lorsque vous tenez un miroir dans vos mains, si vous le tournez à l’envers,
comment pouvez-vous voir votre visage ? Utilisez le miroir de ‘Buddhi’ pour
reconnaître votre vrai Soi. Ceci est connu comme ‘Saakshaatkaaram’ (la
vision directe de son vrai Soi). Malheureusement, aujourd’hui l’homme cherche à
tout connaître excepté sa propre vraie nature. Il demande à tout le
monde : « Qui êtes-vous ? », mais il ne se pose pas
la question : « Qui suis-je ? » De quel droit
enquête-t-il sur les autres s’il ne se connaît pas lui-même ? Une telle
enquête relève de l’ignorance. Sans une prise de conscience de son propre vrai
Soi, l’homme ne peut jamais atteindre la Félicité.
Baba
Chaque homme a en lui un ‘Kalpatharu’
(un arbre qui réalise les souhaits). Mais autour de cet arbre, il y a une
excroissance de buissons sauvages. Lorsque vous enlevez ces buissons, vous
pouvez voir l’arbre. Cet arbre est le ‘Soi’ qui demeure en chaque personne. Le
‘Soi’ est recouvert par les désirs sensuels de l’homme. Lorsque ces désirs sont
supprimés, le ‘Soi’ est reconnu. Bien que le ‘Soi’ demeure en chaque être, aucune
tentative n’est faite pour le réaliser. Comment un homme impliqué dans les
poursuites extérieures (matérielles) peut-il réaliser sa réalité
profonde ? Une bonne méthode doit être adoptée pour atteindre l’objectif
désiré. La première condition est d’avoir la foi. On doit cultiver une foi
inébranlable en Dieu. Aujourd’hui, la foi de l’homme est inconstante et
facilement emportée comme les feuilles sèches par une rafale de vent. L’homme
devrait s’efforcer d’expérimenter le Divin avec une foi inébranlable, à travers
la joie et la souffrance.
Baba
Les gens disent : « Voir
c’est croire ! Je croirai en Dieu uniquement si je le vois ».
Mais toutes les choses sont-elles vues, entendues, touchées ou goûtées, vraiment
comme elles paraissent ? Est-ce les yeux qui voient ? Vos yeux
peuvent voir, néanmoins si votre mental est ailleurs, vous n’observerez rien du
tout. Vous voyez les choses uniquement à la lumière de l’Atma (Dieu).
Vous aimez, parce que l’Atma est Amour. Vous savez, parce que l’Atma
est la Conscience même.
Baba
Lorsque l’homme est décrit comme ‘Nara’,
cela signifie qu’il est l’incarnation de l’Atma (Dieu). L’Atma ne
peut pas être affecté par aucune souillure. C’est l’attachement au corps qui
est la cause des mauvaises pensées, des mauvais désirs et des mauvaises
actions. Celui qui est incapable de maîtriser ses sens devient la proie de
telles impulsions. Devenir l’esclave des sens est la marque de l’animal ;
être guidé par l’Atma est le signe de l’humain. Personne ne devrait
essayer de justifier ses erreurs comme étant naturelles pour un humain. Elles
devraient être considérées comme les signes d’un mental faible. Vous devriez
sans cesse vous efforcer de maîtriser vos sens. Lorsque vous aurez vraiment
acquis le contrôle des sens, vous expérimenterez le pouvoir du Divin en vous.
Baba
L’homme doit surveiller ses pensées
parce qu’elles forment la base de ses actions. Lorsque ses désirs sont réalisés,
il est satisfait, dans le cas contraire, il est déçu. L’homme ne recherche pas
les causes de ces résultats divergents. Lorsque son cœur est pur, ses actions
produisent des résultats bénéfiques. Ses pensées sont la cause du succès ou de
l’échec de ses entreprises. Par conséquent, l’homme doit utiliser ses pensées
d’une façon correcte. Son expérience du monde dépend de sa vision. « Tel
est le sentiment, tel est le résultat ! » Lorsque ses pensées
sont sacrées, les résultats sont également sacrés.
Baba
En tant qu’être humain, vous devez
découvrir si les actions sont correctes ou si elles ne le sont pas, en
utilisant votre intelligence et ‘Vijnaana’ (la discrimination). Si vous
pensez qu’elles sont bonnes, n’hésitez pas, faites-les. Mais si vous savez que
quelque chose est mal et si vous le faites tout de même, alors vous en
affronterez inévitablement les conséquences. Le Seigneur a créé le Cosmos et
l’a offert au genre humain. Par conséquent, la responsabilité d’utiliser
correctement les ressources que Dieu a fournies incombe à l’humanité. Si les
hommes utilisent les choses de façon correcte et en bénéficient, ils
expérimenteront le bonheur. Dans le cas contraire, s’ils les utilisent mal, ils
supporteront les inconvénients qui en résulteront.
Baba
Il n’y a qu’une seule Conscience
Divine. Tous les différents noms et formes que l’on perçoit, sont des créations
du mental et sont voués à disparaître. Lorsque vous êtes ‘Un’ avec le Divin, où
est le besoin de chercher le Divin ? Seul un être stupide part à la
recherche de lui-même. Au lieu d’avoir recours à toutes sortes de méditation,
il est plus simple et plus facile d’aller de l’avant avec l’idée toute simple
que vous et le Divin êtes ‘Un’. Mais, ce processus d’identification ne devrait
pas être un exercice artificiel. Il devrait provenir du cœur. En
déclarant : « Je suis Divin ! » Vous devriez
exprimer une expérience profonde et authentique. Vous devriez éprouver que le
Divin n’est pas séparé de vous. A la place, si vous répétez
machinalement : « Je suis Dieu, je suis Dieu ! »
Vous vous adonnez à un exercice inutile. Le Divin devrait être compris au moyen
d’une recherche sérieuse et d’une expérience profonde et intime.
Baba
Il n’y a pas de plus grand ami que
Dieu. Il est au-delà de la recherche de l’éloge et du blâme. Il n’abandonne pas
l’homme, bien que de nombreuses fois, ce dernier ne réponde pas à Ses
espérances. C’est pourquoi, il a été donné à Dieu l’appellation de ‘Suhrid’
(un véritable ami). Dieu ne désire pas les offrandes des dévots. Dieu est le
seul qui confère des avantages aux dévots sans en espérer de retour. En dépit
de cela, l’homme n’accepte pas volontiers un tel ami. Seul l’homme qui accepte
Dieu comme un tel ami et se laisse guider par Ses conseils peut comprendre
l’entière signification de l’amitié Divine. Seule une foi de cette nature
constitue la vraie ‘Jnana’ (sagesse).
Baba
Aujourd’hui, l’homme est comparable
à un cavalier conduisant deux chevaux en même temps. Il aspire au Divin,
néanmoins dans le même temps, il convoite également les plaisirs de ce monde.
Il oublie que la création est contenue dans le créateur. Oubliant cette Vérité,
il court après le monde phénoménal, le regardant comme différent du Divin. Au
lieu de suivre la voie facile de chanter le Nom de Dieu, il s’associe aux
différentes difficultés et gaspille sa précieuse vie. L’homme est vraiment
Dieu. Il permet à son inhérente Divinité d’être submergée par les désirs de ce
monde. Il devrait utiliser les pensées pures et sacrées qui naissent en lui
pour écarter les attractions éphémères de ce monde et se fixer sur le chemin
qui conduit au Divin.
Baba
Le mental est un paquet de pensées.
Les actions suivent les pensées. Les fruits résultent de ces actions. Par
conséquent, les pensées sont les graines qui finalement produisent des fruits
sous la forme de chance ou de malchance. L’homme est ainsi l’architecte de sa propre
destinée. Comme les pensées déterminent les actions, il est essentiel de
cultiver de bonnes pensées. Même des hommes pervers ont été transformés par
l’influence du bon et du pieux. Ratnakaara, l ‘épouvantable voleur,
fut un exemple d’une telle transformation. Le contact avec les sages le
transforma en l’auteur immortel du ‘Ramayana’ (Grand poème épique
relatant la vie de Rama). Lorsque le mental est tourné vers Dieu, notre
vie est purifiée. Lorsque nos pensées sont purifiées nos vies sont transformées
d’une manière idéale.
Baba
De tous les dons que vous avez reçus
de Dieu, le plus grand est ‘Santosham’ (le contentement). Le contraire
de ‘Santosham’ est l’insatisfaction, qui est le fruit du désir qui naît
de l’espoir et qui, presque toujours, aboutit en déception et désespoir. Un
désir en engendre un autre et prolifère en une centaine d’autres, même
lorsqu’il est réalisé. Il ne connaît pas de justification et n’a pas de fin.
Ainsi, ‘Santosham’ est la bénédiction suprême du Seigneur qui, dans Son
Amour infini, met fin à cette soif insatiable. Aucune réalisation de richesse
ou de mondanité ne peut l’égaler en efficacité. ‘Santoshan’ est l’apogée
du désir, en pleine satisfaction et bien-être sacrés.
Baba
Aujourd’hui, ce sont les Valeurs
humaines que les gens doivent reconnaître en priorité. Quelle que soit la
position que l’on puisse atteindre, quel que soit son statut ou son érudition,
la condition principale requise est la compréhension de ce que signifie être un
humain. Cette humanité ne peut être développée qu’au moyen de la spiritualité.
Si vous prenez une graine et la mettez dans une boite en fer blanc, elle
pourrira. Mais si la même graine est plantée dans la terre, elle germera et
deviendra un arbre. L’humanité ne peut pas se développer dans une atmosphère
mondaine. Elle germera seulement dans une atmosphère spirituelle, morale et
vertueuse.
Baba
L’éducation sans sagesse, la sagesse
dénuée de discrimination, l’action sans prudence, l’érudition qui manque de
sagacité, le pouvoir non justifié par des références, la déclaration qui ne
repose pas sur la Vérité, la musique manquant de mélodie, l’adoration non
soutenue par la dévotion, une personne dénuée de sens commun et de caractère,
un étudiant dépourvu d’humilité – tout cela ne sert pas utilement le but. En y
ajoutant la connaissance tirée des textes sacrés, on devrait gagner la sagesse
au moyen de l’expérience. La connaissance sans l’expérience personnelle est
vaine.
Baba
La connaissance qui se rapporte aux
états de veille et de sommeil n’est pas permanente, elle va et vient. La
connaissance qui est perdue, n’est pas la vraie connaissance. Quand on l’a
acquise, ‘Jnana’ (la Connaissance de la Réalité Suprême), ne part
jamais. Autrement dit, une fois que l’ignorance a quitté l’homme, elle ne
revient jamais. Néanmoins, ce qui ne vient ni ne part, c’est l’Atma Tatwa
(le Principe Atmique). Ce Principe Divin est partout ; il n’y a pas
d’endroit où le Divin n’est pas présent. Alors, où le Divin peut-Il aller et
venir ? Reconnaissez que le Divin est présent partout.
Baba
Le temps passe rapidement comme un
coup de vent. A chaque instant, notre espérance de vie se réduit comme un bloc
de glace qui fond au soleil. Par conséquent, il est du devoir de chaque homme
de réaliser le but de la vie et d’utiliser son temps en accomplissant ses
devoirs et de cette façon, sanctifier son existence. Lorsque les gens parlent
de l’esclavage de l’homme, de quel lien parlent-ils ? L’homme ne peut se
libérer que lorsqu’il sait ce qui l’attache. La plus grande cause de
l’esclavage est la méconnaissance de soi. Un individu qui ne connaît pas son
vrai ‘Soi’, ne peut pas échapper à la peine. Aussi longtemps qu’il y a de la
peine, la Félicité ne peut pas être expérimentée.
Baba
Celui qui est engagé dans la
contemplation de l’Atma (Dieu) et, de cette façon, jouit de la Félicité
Atmique, celui qui sanctifie chaque instant de sa vie en faisant de bonnes
actions est appelé un ‘Brahma – Nishta’. Il réalise que le même ‘Atma’
est présent en tous les êtres en tant que ‘Antaratma’ (le Soi intérieur)
et renonce à toutes pensées égoïstes. Celui qui connaît la vérité que révérer
les autres c’est révérer le Seigneur et blesser les autres c’est blesser le
Seigneur est un ‘Brahma Jnani’ (une âme réalisée). De telles personnes
rayonnent de Divinité, bien qu’elles soient incarnées dans un corps humain.
Baba
Spiritualité ne veut pas dire
s’absorber dans la méditation, l’adoration, etc... Cela implique une extinction
totale des qualités animales et démoniaques en l’homme et la manifestation de
son inhérente Divinité. Lorsque les attachements et les haines dans lesquelles
l’homme est enveloppé sont supprimés, la Divinité inhérente en l’homme, la
‘Sath-Chith-Ananda’ (Existence – Conscience - Félicité) se manifestera
d’elle-même. Il n’est pas nécessaire de rechercher le Divin omniprésent dans
aucun lieu spécifique. Alors que vous êtes vous-même Divin, pourquoi chercher
le Divin ailleurs ? C’est une marque absolue d’ignorance.
Baba
Reconnaissez la vérité que la
moralité est la principale condition requise pour la société humaine. Vous
devez accomplir vos devoirs et effectuer vos obligations. Vous devez être unis
et prendre part au service social. L’unité est la force. Elle promeut le
bien-être de tous. Si l’on ne fait pas d’effort pour promouvoir l’unité et le
progrès, comment peut-on servir la société ? Si l’on perd l’unité, que
peut-on accomplir ? Supposez qu’il y ait trois personnes dans une maison,
la paix ne peut régner dans cette maison que si toutes les trois vivent en
harmonie. De même, dans le corps de chaque individu, il y a trois
entités : ‘Manas’ (le mental), ‘Vaak’ (la langue) et ‘Kaayam’
(les organes de l’action). C’est seulement lorsque ces trois entités
fonctionnent en harmonie que l’individu peut vivre en paix. Lorsqu’il y a
désaccord entre eux, comment peut-on être en paix ?
Baba
Aujourd’hui, le plus important est
de promouvoir l’unité. Indépendamment des différences physiques et
idéologiques, le Principe de l’Atma (Divin) est commun à tous. Il doit
être reconnu que les individus sont intégralement liés à la société, comme les
différents organes d’un corps. L’humanité elle-même est un membre de ‘Prakrithi’
(la Nature) et la Nature est un membre de Dieu. Si ce lien intégral est
compris, où est le terreau de la haine ? On ne devrait pas se considérer
comme insignifiant et sans importance. Chacun, grand et petit, est une partie
vitale de la totalité et est essentiel pour son propre fonctionnement, comme
toutes les parties d’une fusée. Même une toute petite partie de cette fusée, si
elle est défectueuse, peut provoquer son explosion. De même, dans ce vaste
cosmos, chaque être humain a un rôle significatif à jouer pour assurer son
fonctionnement régulier.
Baba
Dans la société, la moralité et
l’intégrité reposent sur la conscience spirituelle. Seule la spiritualité fera
que l’homme empruntera la voie sacrée le conduisant à sa destinée. Seule la
spiritualité peut élever l’homme et le propulser à des niveaux élevés de
conscience. C’est le moyen pour obtenir le véritable progrès et la prospérité
nationale. La Paix du monde ne peut être assurée qu’au moyen de la spiritualité.
C’est le moyen d’obtenir la rédemption du genre humain. Hélas, oubliant la
spiritualité, l’homme mène une vie artificielle basée sur les plaisirs de ce
monde.
Baba
Le processus de ‘Samskara’ (le
raffinement) est avéré pour chaque objet dans l’Univers. Le grain de riz brut
qui a poussé et a été récolté ne peut être consommé en l’état. Son enveloppe
doit être retirée et ensuite il doit être cuit, de sorte qu’il devienne du riz
consommable. Dans le processus de transformation du riz, le grain de riz
d’origine augmente considérablement de valeur. Le processus de transformation
rend un objet plus utile et plus précieux. Si tel est le cas pour les objets
ordinaires, combien cela est-il plus indispensable d’obtenir cette
transformation pour l’homme, qui est plus important que tous les autres
objets ? Par conséquent, les anciens sages envisagèrent un système de ‘Samskara’
(raffinement) destiné non seulement à développer davantage les qualités
humaines, mais également à éliminer tous les vestiges de la nature animale en
l’homme. C’est un processus de développement spirituel au cours duquel les
mauvaises tendances en l’homme sont éradiquées et les bonnes tendances sont
inculquées.
Baba
Pour accomplir quoi que ce soit dans
le monde, trois choses sont essentielles : La première, maîtriser ses
sens. La seconde, contrôler son mental et la troisième, maintenir son corps en
parfaite santé. C’est seulement lorsque ces trois conditions sont présentes que
l’homme peut atteindre ses buts. Si aujourd’hui l’homme n’atteint pas le plus
petit objectif, c’est parce qu’il ne remplit pas ces trois conditions. Pour les
remplir, l’homme doit pratiquer le ‘Dharma’ (l’Action juste), comme
stipulé par les sages. Les Vedas déclarent : « Yatho
Abhyudaya Nisshreyas Siddhih Saa Dharma » (Ce qui est favorable à
notre bien-être, maintenant et à jamais, c’est le ‘Dharma’). Ceci appelle à
l’unité en pensées, paroles et actions. Ceci est la véritable Action juste. Là
où il n’y a pas d’accord entre ce que l’on pense, dit et fait, la vie n’a pas
de sens. C’est par l’harmonie des pensées, des paroles et des actions que la
vraie valeur de l’homme se manifeste.
Baba
De nos jours, les personnes éduquées
ne sont uniquement concernées que par leur propre bien-être et celui de leurs
familles et ne montrent aucun intérêt pour le bien-être du monde. L’éducation
devrait faire en sorte que les gens prennent plaisir à promouvoir le bien-être
de tous. A mesure qu’une personne grandit, elle développe des relations avec
ses parents, ses amis, ses enseignants et beaucoup d’autres personnes. C’est à
travers ces nombreuses relations que ses qualités humaines se développent. Sans
ces relations, l’individu resterait au niveau animal. Sa nature humaine est
développée par la société, ses contacts avec ses parents, ses amis et les
autres. Vous devez être reconnaissant envers tous, en faisant des efforts pour
développer leur bien-être.
Baba
Aujourd’hui, les étudiants ne
cherchent pas à s’éduquer pour acquérir la connaissance, mais pour gagner de
l’argent ou exercer le pouvoir. Ceci n’est pas la véritable éducation. La
véritable éducation est la découverte de notre essence spirituelle. Le monde
est une nécessité pour la discipline spirituelle. Aujourd’hui, toutes les
mauvaises choses que nous découvrons dans le monde proviennent d’un système
d’éducation perverti. Les personnes soi-disant éduquées ne contrôlent pas leurs
sens. La maîtrise de soi est le seul moyen d’obtenir la vraie Félicité. Ce dont
nous avons le plus besoin, c’est du développement de la maîtrise de soi chez
les étudiants. Ils devraient être capables de rester mentalement fermes et
inébranlables dans leur attitude en toutes circonstances. Ceci ne peut être
réalisé qu’au moyen de la discipline spirituelle.
Baba
Lorsque nos pensées sont pures et
sacrées, les ondes émanant du mental emplissent tous les sens et les membres du
corps de vibrations pures, de la tête aux pieds. Les pensées pures entrent par
les yeux et purifient la vision. Les mêmes pensées entrent par les oreilles et
nous encouragent à écouter des sons sacrés. Pénétrant par la bouche, ces
pensées pures incitent à la pureté des paroles. Pénétrant les mains, les
pensées pures les persuadent de s’engager dans des actions sacrées. Les ondes
sacrées du mental entrent dans les pieds et les persuadent d’entreprendre des
pèlerinages. Si nos pensées sont impures, elles persuaderont les sens à
s’adonner à des actions impies. Par conséquent, les gens ne devraient pas
laisser de place aux mauvaises pensées, aux mauvaises associations ou aux
mauvaises relations.
Baba
Les hommes devraient lutter contre
le courant mondain, comme le poisson qui nage contre le courant d’une rivière.
C’est la manière de réaliser le Divin. Si vous acceptez d’être emporté par le
courant mondain, vous courez à la catastrophe. Sans tenir compte de ce que les
autres peuvent penser, ne vous écartez jamais de la voie spirituelle. Lorsque
les gens prient pour obtenir la libération, ils devraient comprendre que
libération signifie Unité avec le Divin. Soyez conscient de votre Divinité.
Alors, les pensées mondaines n’entreront plus dans votre mental. Pour réaliser
cette Unité avec Dieu, vous devez chanter sans cesse le Nom du Seigneur. Vous
devez prier pour obtenir la vision du Seigneur dans votre cœur. Il ne devrait
pas y avoir de place en vous pour les mauvaises pensées et les mauvais
sentiments.
Baba
Mercredi 29 mars 2006
Nous devrions renoncer à toutes différences basées sur la naissance et la position dans la vie et chanter le Nom du Seigneur avec dévotion et Amour intense. En premier, le Nom devrait attendrir le cœur du dévot. C’est seulement alors qu’il peut attendrir le cœur de Dieu et attirer Sa grâce sur le dévot. Dieu ne regarde pas pendant combien de temps et de quelle façon vous avez pratiqué la ‘Sadhana’ (pratique spirituelle). Ce qu’Il désire c’est votre Amour sincère, intense et sans réserve.
Baba
Jeudi 30 mars 2006
‘Ugadi’ (nouvel an Télougou)
Si vous souhaitez commencer une nouvelle vie, vous n’avez pas besoin d’attendre l’arrivée d’une nouvelle année. Traitez chaque seconde comme nouvelle, et sanctifiez chaque instant de votre vie. Ceci doit être fait par la réalisation de l’Unité de ‘Sath’ (l’existence) et de ‘Chith’ (la conscience individuelle). Lorsque cette union est acquise, ‘Ananda’ (la Félicité Spirituelle) est expérimentée. C’est la tâche primordiale à accomplir avant tout autre chose. Chaque seconde devrait être considérée comme Divine. Ce nouveau jour de l’an peut venir et s’en aller comme cela arrive chaque année, mais Dieu ne vient ni ne s’en va.
Baba
Vendredi 31 mars 2006
On ne devrait pas douter de sa capacité d’entreprendre une tâche particulière. Si on a la foi en soi-même, on peut tout accomplir. Le ‘Vedanta’ (la philosophie Védique) déclare qu’une personne qui doute d’elle-même ne peut jamais réaliser l’Atma (Dieu). Si nous disons que nous n'avons pas de capacité ou d’adresse particulière, cela nous affectera psychologiquement d’une manière négative. Croyez fermement que vous pouvez tout accomplir, alors vous serez réellement capable de le faire. Le vrai dévot est celui qui s’efforce de développer la confiance en soi. Quoi que l’on entreprenne, on devrait le faire avec des sentiments Divins et sacrés.
Baba
