
Pensées du jour
( affichées à Prasanthi Nilayam du 1er
au 31 mai 2006 )
Lundi 1er
mai 2006
L’essence de toutes les religions, le message de
toutes les Ecritures et la destinée de tout le genre humain sont les mêmes.
Mais, à cause de l’égoïsme, de l’étroitesse d’esprit et de l’intérêt personnel,
la religion est utilisée comme un prétexte pour promouvoir les différences et
les conflits. La moralité, l’intégrité, la droiture, la charité, la vérité, la
tolérance et la non-violence sont les principes de base de toutes les
religions. Mais, au cours des années, les hommes ont oublié ces vérités et ont
encouragé les tendances qui sèment la zizanie, à la place de l’unité. Il en
résulte que le respect des Valeurs Humaines a disparu. Il est essentiel de
reconnaître l’Unité Divine qui imprègne toute l’apparente diversité de
l’existence humaine.
Baba
La Paix ne peut pas être trouvée
dans le monde extérieur, mais à l’intérieur de soi. On devrait réaliser que la
totalité de l’univers est imprégné par le Divin. Aujourd’hui, le monde est
plein de conflits. Il est impossible de faire une distinction entre un être
humain et un démon. L’homme, qui évolue à partir de l’animal, au lieu d’avancer
vers la Divinité, régresse vers l’animalité. Le premier devoir de l’homme est
de soutenir les Valeurs Humaines de la Vérité, de la Droiture, de la Paix et de
l’Amour. Cependant, l’homme est aujourd’hui enveloppé par l’attachement et la
haine. Au moment où il s’en libérera, il réalisera sa Divinité.
Baba
Tout ce que l’on voit dans l’Univers
est une manifestation de ‘Brahman’ (Dieu). Certaines personnes
demandent : « Comment nous, petits êtres humains, pouvons-nous
être l’égal de ‘Brahman’ qui englobe tout ? » Ceci n’est pas
correct. Vous êtes cet omnipotent ‘Brahman’ qui imprègne tout. En raison
de votre attitude mondaine, vous ne reconnaissez pas la Réalité. Vous vous
séparez du Divin. Tout ce que vous voyez est ‘Brahman’. Rechercher Dieu
comme quelque chose de différent de vous est une erreur. Mais cette vérité
n’est pas facilement reconnue par l’homme. Lorsque vous regardez l’océan, les
séries de vagues sans fin et l’écume moussant sur les vagues apparaissent
toutes séparées les unes des autres. Mais la vérité est qu’elles sont toutes
‘Une’. L’eau des vagues et de l’écume provient du même océan et a les mêmes
qualités que l’océan.
Baba
L’Amour spirituel doit être
distingué de l’amour humain ou attachement lié au corps, au mental ou à l’intellect.
L’amour humain est lié au monde et est la source de la peine. Le véritable
Amour est pur, altruiste, libéré de l’ego et plein de Félicité. Les
attachements de ce monde ne sont pas du tout le véritable Amour. Ils sont
passagers, alors que l’Amour éternel et pur naît dans le cœur. Comment se
fait-il que l’homme soit incapable de reconnaître cet Amour qui imprègne
tout ? C’est parce que le cœur de l’homme est devenu stérile et pollué.
Son cœur est rempli de toutes sortes de désirs et il n’y a plus de place en lui
pour l’Amour pur et sans tache. C’est seulement lorsque les attachements de ce
monde sont chassés du cœur qu’il y a de la place pour que le véritable Amour
demeure en lui et grandisse.
Baba
Il y a quatre sortes d’Amour. La
première, ‘Svaartha – Prema’ est comme une lampe gardée dans une
pièce ; elle éclaire seulement la pièce. Cette sorte d’amour égoïste est
limitée à un groupe limité et ne s’étend pas aux autres. La seconde,
‘Samanjasa – Prema’ peut être comparé à la lumière de la lune. Bien que le
clair de lune soit visible partout, il est faible. Cette sorte d’amour s’étend
à un groupe étendu, mais n’est pas très intense. Le troisième est ‘Paraartha
– Prema’. C’est comme la lumière du soleil, très éclatante et qui se répand
partout. Mais comme le soleil qui disparaît la nuit et réapparaît à l’aube, cet
amour peut parfois sembler absent, mais il réapparaîtra à nouveau. La quatrième
sorte est ‘Yathaartha – Prema’ ou ‘Atma – Prema’. Cet Amour est
présent en tous lieux, tout le temps et en toutes circonstances. C’est l’Amour
Divin. Il est éternel, impérissable et immanent en chacun. Lorsque cet Amour
est manifesté par une personne, elle parvient à une Paix qui dépasse tout
entendement.
Baba
Le principe de la mère est très
sacré. La mère nourrit l’enfant en son sein et travaille beaucoup pour protéger
son enfant. Il n’y a pas de plus grand amour dans le monde que l’amour
maternel. Pour chacun de nous, le premier précepteur est sa mère. C’est avec sa
mère que l’enfant apprend à prononcer ses premiers mots, faire ses premiers pas
et apprend ses premières leçons de bonne conduite. C’est pourquoi les anciens
accordaient tous les honneurs à la mère et déclaraient : « Mathru
Devo Bhava » (Considérez que la mère est Divine).
Baba
Le mental devrait être détourné des
désirs de ce monde par une méditation constante sur Dieu. C’est le chemin qui
transcende les dualités de la souffrance et du plaisir. L’homme doit se
réveiller du sommeil de l’ignorance et réaliser son essence Divine. Lorsque les
désirs de ce monde sont réduits, la Félicité est expérimentée. Avec le contrôle
des désirs, les hommes devraient également se libérer d’Ahamkara (l’ego).
Aujourd’hui, les hommes sont remplis de peur, parce qu’ils n’ont pas confiance
en eux. Un oiseau peut défier une tempête parce qu’il a foi en ses ailes. Mais
l’homme succombe à de tous petits revers de fortune parce qu’il ne compte pas
sur le pouvoir de l’Esprit. Les gens doivent compter en priorité sur le pouvoir
du Divin. En mettant leur confiance dans le Soi, ils devraient se consacrer aux
bonnes actions. Ceci est le but de la vie. Chaque pas que vous faites devrait
vous rapprocher de Dieu.
Baba
Les bonnes qualités ne peuvent être
acquises que par la pratique. Bien que cela puisse paraître difficile, comme de
soulever un objet, néanmoins, l’effort doit être fait. La ‘Sadhana’ (pratique
spirituelle) doit être faite avec une foi totale et sans laisser de place au
doute. Cultivez l’Amour de Dieu. Il n’y a rien de plus grand que cela. Alors
que votre Amour reprend des forces, l’Esprit qui est en vous deviendra plus
resplendissant. La croissance spirituelle appelle à restreindre ses désirs. En
plus, vous devez également vous délivrer des attachements et des aversions. Les
trois grands ennemis de l’homme sont ‘Kama’ (le désir), ‘Krodha’
(la colère) et ‘Lobha’ (l’avidité). Le désir détruit la dévotion, la
colère annihile la sagesse et l’avidité empoisonne chaque action. Ces trois
vices sont néfastes à ‘Sath-Karma’ (les bonnes actions), ‘Upasana’ (la
dévotion) et ‘Jnana’ (la sagesse spirituelle). La seule façon de s’en
débarrasser est de les brûler dans ‘Prema-Agni’ (le feu de l’Amour
Divin).
Baba
Si vous désirez mener une vie
idéale, vous devez suivre l’exemple des ‘Avatars’ (Incarnations
Divines). Les ‘Avatars’ peuvent apparaître sous une forme humaine, mais
vous ne devriez pas les assimiler à de simples mortels. Dans une forme
physique, les deux peuvent apparaître semblables, mais il y a une différence
fondamentale. Vous ne devriez pas faire l’erreur de prendre le fruit du cotonnier
pour une mangue. Lorsque l’homme s’égare hors du chemin de la droiture, Dieu
vient sous une forme humaine pour le corriger. Les animaux, les bêtes et les
insectes mènent une vie en accord avec leur nature spécifique. C’est seulement
l’homme qui a renoncé à toutes les vertus, a oublié son essence Divine et
dégradé son humanité. L’Avatar doit protéger le bon, réformer le dévoyé
et punir le méchant.
Baba
La réalisation de soi devrait être
le but de l’existence humaine. Elle doit être atteinte en trois étapes :
La confiance en soi, la satisfaction de soi et le sacrifice de soi. L’homme
devrait se considérer comme le maître du corps, des sens et du mental. Il doit
utiliser son intellect pour expérimenter son unité avec le Divin, la Conscience
Cosmique qui imprègne tout. La flamme de ‘Prajnaana’ (la Conscience
absolue) qui est en chacun est recouverte par la cendre des désirs mondains.
Lorsque la cendre est chassée, le feu de ‘Brahman’ (la Divinité absolue)
se révèle dans toute sa gloire.
Baba
Renoncez aux idées et sentiments
étroits. Les gens devraient montrer de la compassion envers leurs semblables.
La compassion est le sceau de ‘Bhakti’ (la dévotion). Personne ne peut
espérer plaire à Dieu sans montrer ‘Daya’ (de la compassion) envers ses
semblables. Un cœur aimant est le temple de Dieu. Dieu ne peut pas demeurer
dans un cœur sans compassion. Il n’y a rien de plus grand au monde que ‘Prema-Drishti’
(le sentiment de l’Amour Universel). Seuls ceux qui voient l’unité dans
l’apparente diversité sont bons. Les hommes doivent réaliser qu’ils ne sont que
des étincelles du Divin. Ils doivent développer des pensées sacrées et mener
des vies idéales. Ils doivent chercher à promouvoir le bien-être de la société.
Baba
Développer l’attachement aux
personnes et aux possessions est la cause de toutes les souffrances. En
réduisant les attachements et en développant l’Amour pour Dieu, on peut réduire
la souffrance et expérimenter plus de bonheur. Plus on aime Dieu, plus on
expérimente la Félicité. Les hommes sont plongés dans la souffrance parce
qu’ils ont un fort désir pour le physique au lieu de languir pour Dieu. Si les
hommes transforment leur désir pour les objets matériels en désir pour le
Suprême, ils jouiront d’un immense bonheur. Tout ce qui est nécessaire, c’est
de voir le Divin en tout. Ceci est la vraie dévotion. Le travail sera alors
transformé en adoration et chaque action deviendra sacrée.
Baba
L’homme devrait réaliser que les
cinq éléments de base qui constituent la substance fondamentale de l’Univers
sont communs à tout le genre humain. Il devrait voir le Divin dans chaque être
humain. C’est la signification de la prière : « Buddham Sharanam
Gachchaami, Sagham Sharanam Gachchaami, Dharmam Sharanam Gachchaami ».
La signification de cette prière est que pour le soutien du ‘Dharma’
(Droiture – Action juste), on devrait utiliser son ‘Buddhi’ (intellect
éclairé) et s’engager au service de ‘Sangha’ (la société). L’homme a été
doté d’un corps essentiellement pour suivre le ‘Dharma’.
Baba
On devrait réaliser que de même que
le corps ne peut rester en bonne santé que si le sang est pur, la vraie Félicité
ne peut être expérimentée que lorsque le mental est rempli de pensées pour
Dieu. La Divinité ne peut pas être découverte par l’expérience. Pour réaliser
cette Divinité inhérente en l’homme, la voie royale est la voie de la
spiritualité. Les neuf formes de dévotion mentionnées dans les Ecritures ne
peuvent pas directement révéler Dieu, mais elles montrent le chemin de la
réalisation de Dieu. Parmi celles-ci, chanter le Nom du Seigneur est la plus
facile. Quelle que soit la forme d’adoration, de pénitence ou de méditation que
vous puissiez adopter, elle repose sur le Nom du Seigneur. Chanter le Nom du
Seigneur est essentiel pour traverser l’océan tumultueux de la vie. C’est un
bateau qui peut vous faire traverser les océans les plus profonds. En chantant le
Nom du Seigneur, vous devriez avoir un cœur pur et calme. L’ostentation et
l’égoïsme devraient être évités.
Baba
Le vrai but de la vie humaine est
d’avoir la vision de ‘Brahman’ (la Divinité) et de se fondre en Lui. Les
anciens déclaraient qu’il y a trois étapes sur le chemin qui mène au but :
« Karma Jignyasa, Dharma Jignyasa et Brahma Jignyasa »
(Chercher la connaissance spirituelle au moyen des actions méritoires, de la
droiture et de la Divinité). Au moyen de ‘Karma’ (l’action), suivez le ‘Dharma’
(la droiture, la moralité) et ensuite cherchez à découvrir la base de la
moralité qui est ‘Brahman’ (Dieu). Découvrez que la moralité et la
droiture augmentent votre ‘Ananda’ (Félicité) et que tout ‘Ananda’ provient
de ‘Brahman’. Réalisez alors que toute activité dépourvue de cette prise
de conscience est stérile et cause l’esclavage.
Baba
Transcendez ‘Anekathwa Bhava’
(le sentiment de multiplicité) et cultivez ‘Ekathwa Bhava’ (le sentiment
d’Unité), cela éliminera les luttes, les chagrins, la souffrance et l’orgueil.
Voyez tous les êtres comme des manifestations de la même Divinité. Ressentez
que ce qui vous rend capables de parler et de marcher, de penser et d’agir est
dû au Dieu intérieur. Les différences qui vous frappent, là où vous regardez,
sont illusoires. Jusqu’ici vous n’avez pas développé la vision qui vous fait
comprendre l’unité qui sous-tend la diversité apparente. Les défauts se
trouvent en vous, pas dans le monde. Le monde est ‘Un’, mais chacun l’utilise
de la façon qui lui plaît le plus. Chacun le voit à sa manière et par
conséquent, il apparaît comme s’il avait de multiples facettes.
Baba
Pour réaliser Dieu il n’est pas nécessaire
d’être riche, de posséder de l’or ou de vivre dans le luxe et le confort. Il
n’est pas non plus requis d’être un érudit. Tout ce qui est nécessaire c’est
une pure dévotion. Sans la pureté de pensée, de parole et d’action, il est
impossible d’expérimenter le Divin. Dieu ne peut pas être réalisé au moyen de
l’ostentation et de la vanité. La base requise est la perte de l’égoïsme et de
la possessivité, de sorte que l’on puisse s’engager dans les actions avec un
esprit désintéressé. N’importe quelle personne a le droit de se lancer dans
cette quête indépendamment de son âge, de sa caste ou de son sexe.
Baba
Lorsque les obstacles sur le chemin
de la Vérité sont éliminés, la délivrance est acquise. C’est pourquoi ‘Moksha’
(la libération) est quelque chose qui peut être gagné ici et maintenant. Il
n’est pas nécessaire d’attendre la dissolution du corps physique pour cela.
L’action ne doit pas être ressentie comme un fardeau, car ce sentiment est un
signe certain que cette action particulière n’est pas judicieuse. Sans actions
qui aident, votre progrès pèsera lourdement sur vous. C’est seulement lorsque
vous allez à l’encontre de votre nature la plus profonde que vous éprouvez que
c’est un fardeau. Un jour vient où vous regardez derrière vous ce que vous avez
réalisé et soupirez sur la futilité de ces réalisations. Confiez votre mental
au Seigneur, avant qu’il ne soit trop tard et laissez-Le le façonner comme Il
le souhaite.
Baba
Assignez à votre mental la tâche de
servir le Seigneur et il deviendra docile. Vous remettez seulement à l’orfèvre
les bijoux qui nécessitent une réparation ou une refonte. De même, offrez au
Seigneur votre mental qui nécessite certainement une réparation, si ce n’est
une totale reconstruction. Le défaut qui affecte le mental est l’illusion.
C’est comme un chien féroce qui ne permet à aucune personne de s’approcher de
son maître. L’illusion est l’animal domestique du Seigneur et ainsi, il ne vous
blessera pas si le Seigneur lui ordonne de ne pas le faire. Par conséquent, la
manière d’éviter le chien de garde est d’appeler le maître à voix haute, afin
qu’il vienne vous accueillir Lui-même. Autrement dit, priez le Seigneur de
déverser Sa grâce sur vous.
Baba
Tout le monde devrait chercher à
découvrir la réponse à la question : « Qui suis-je ? »
Les sens sont impuissants à nous donner la réponse. En effet, ils sont limités
à leur propre fonctionnement. Il y a des sons que l’oreille ne peut pas
entendre, des couleurs que l’œil ne peut pas percevoir et des goûts au-delà de
la compétence de la langue. Les sens sont des instruments imparfaits pour
l’étude du monde extérieur. Comment alors peuvent-ils nous servir dans notre
enquête sur l’intangible, le monde intérieur du Soi ? Méditez sur la
Vérité que le corps et l’Atma (le Soi) sont séparés. Cette pratique est
indispensable pour réaliser la Vérité de notre Divinité.
Vous devriez cultiver une attitude
d’attachement inséparable envers le Seigneur qui est votre vrai Soi. S’Il était
une fleur vous seriez une abeille qui en butine le nectar. S’Il était un arbre,
vous seriez une plante grimpante qui s’y accroche. S’Il était une falaise,
alors vous seriez une cascade qui en descend. S’Il était le ciel, vous seriez
une petite étoile qui y scintille. Par-dessus tout, soyez conscient de la
Vérité que vous et Lui êtes liés par l’Amour Suprême. Si vous le ressentez
intensément, le voyage sera rapide et le but pourra être facilement atteint.
Baba
La libération est juste une prise de
conscience de la Vérité, le détachement des écailles de l’illusion qui
recouvrent les yeux ; ceci n’est pas du domaine de quelques aspirants spirituels
experts en la matière. De même que le fleuve perd sa forme, son nom et son goût
en se jetant dans la mer, la libération dissout le nom et la forme, les
aptitudes et les attitudes. Vous n’êtes surtout pas un individu séparé. La
goutte de pluie doit se fondre dans la mer d’où elle est née. Bien sûr, à aucun
moment il n’y a pas d’esclavage ni de prison. Il y a seulement une fixation
mentale qui nous fait croire que l’on est attaché, que l’on est en prison, que
l’on est limité et sans espoir.
Baba
La meilleure façon de se délivrer de
la faiblesse est d’en couper les racines : La notion erronée que vous êtes
le corps, avec un nom et une forme, cinq sens, une intelligence et un mental.
En fait, ce ne sont que des bagages. Ne dites-vous pas : « Mon
nez, mon mental, ma main, ma raison », de même que vous dites :
« Mon livre, mon parapluie » ? Qui est ce ‘je’ qui
appelle tout ceci ‘mien’ ? Qui est le vrai ‘vous’ ? Il était là quand
vous êtes né et il est également là lorsque vous dormez, oublieux de tout, même
de votre corps. Ce ‘je’ ne peut pas être endommagé ; il ne change pas, il ne
connaît ni naissance ni mort. Apprenez la discipline qui vous fait prendre
conscience de cette Vérité et vous serez toujours libre et audacieux. Ceci est
la vraie ‘Vidya’, l’Atmavidya (la connaissance du Soi), que les
sages ont rassemblé pour vous après d’intenses pénitences et méditations.
Baba
La langue est l’armure du
cœur ; elle protège sa vie. Les paroles dures et irresponsables, pleines
de colère et de haine, affectent la santé de l’homme. Elles renforcent la
colère et la haine chez les autres. On dit que le silence est d’or. L’homme
silencieux n’a pas d’ennemi, bien qu’il puisse ne pas avoir beaucoup d’amis
d’ailleurs. Il a l’opportunité de plonger en lui et d’examiner ses propres
défauts et imperfections. Il n’est pas davantage enclin à les chercher chez les
autres. Si votre pied glisse, vous souffrez d’une fracture. Si votre langue
dérape, vous fracturez la foi ou la joie des autres. Cette fracture ne peut
jamais être réduite. Cette blessure suppurera toujours. Par conséquent,
utilisez votre langue avec précaution. Plus vous parlez aimablement, moins vous
parlez, plus vos paroles sont douces, mieux le monde se portera.
Baba
« Ascension »
Il n’y a aucun sens à adorer Dieu en
tant que ‘Sathyaswaroopa’ (Incarnation de la Vérité) si vous n’adhérez
pas à la Vérité dans votre vie quotidienne. Le ‘Dharma’ (droiture –
action juste) repose sur la Vérité. Cette droiture ou action juste émane du
cœur. L’action juste promeut la satisfaction de soi. C’est une expression de la
Conscience du Soi. Ayez foi dans les
incitations de cette Conscience Divine. Personne ne devrait agir contre les ordres
de sa Conscience. Agir en violation de sa Conscience est mal. L’action basée
sur la Conscience est vertueuse. La véritable adoration consiste donc à faire
ce qui est juste, comme l’a dicté votre Conscience.
Baba
La douleur dont les autres souffrent
et que vous cherchez à apaiser est réellement votre propre douleur. Lorsque
vous soulagez la souffrance des autres, c’est votre propre souffrance que vous
soulagez. Le service ne peut être efficace que lorsque les sentiments de ‘je’
et de ‘mien’ sont remplacés par ‘lui’ et ‘le sien’. C’est lorsque votre
attention est monopolisée par le corps et ses besoins que l’égoïsme grandit et
se renforce. Lorsque vous dirigez votre attention sur ‘Antaratma’ (le
Soi intérieur) qui est Dieu, alors, vous découvrez le même Dieu en tout et un
torrent de révérence vous remplit et sanctifie chacune de vos actions.
Baba
Les actions de l’homme sont liées à
ses désirs et à ses aversions. Elles sont la cause de ses joies et de ses
peines. Toutes les maladies du monde naissent des mauvaises pensées et des
mauvaises actions des hommes. C’est seulement lorsque l’homme est transformé
que la société peut être transformée et que le monde peut être réformé. L’homme
n’utilise pas ses organes des sens à bon escient. Il a des yeux, mais il ne
regarde pas ce qui est bien. Il a des oreilles, mais il n’écoute pas ce qui est
bien. Il n’y a qu’une seule manière de le corriger. On doit lui montrer la voie
spirituelle et lui conseiller de cultiver les vertus de la Vérité, de l’Amour
et du sacrifice de soi. Il doit être sevré des poursuites égoïstes, de
l’arrogance et de l’orgueil. Son mental qui est le vrai coupable, doit être
nettoyé de tout ce qui est mauvais. On ne peut acquérir la paix et la joie
réelles que lorsque l’on dirige ses pensées vers Dieu et les détourne du monde.
Baba
Au cœur de cet Univers se trouve le ‘Paramatma’
(le Soi Suprême) qui est au-delà de la compréhension du mental. Les deux, le
connu et l’inconnu sont nés du même ‘Un’, la Conscience indivisible. Chacun
d’eux est entier et complet de lui-même. La conscience individuelle est la
manifestation de la Conscience Cosmique. Lorsque l’enveloppe matérielle se
détache, elle fusionne avec sa source. Les Vedas déclarent :
« Ceci est la totalité, cela est la totalité. De la totalité émerge la
totalité. Lorsque la totalité est retirée de la totalité, la totalité reste
entière. » Ainsi, le Cosmos, le monde et l’individu, sont tous les incarnations
de la Totalité. A vrai dire, tout ceci est ‘Brahman’ (Dieu). La
Conscience de l’immanence de l’individuel ne peut venir à l’homme que lorsque
la conscience du ‘je’ est transcendée.
Baba
Il est en effet pathétique de voir
les gens devenir la proie des caprices de leur mental et d’aller au devant des
catastrophes, au lieu d’utiliser leur intellect pour discriminer entre
l’éphémère et le permanent. Le mental devrait être contrôlé par l’intellect ou,
dans le cas contraire, les mauvaises résolutions traduites en actions,
aboutiront à la souffrance. Prenez la résolution de faire de bonnes actions et
récoltez la joie. Bien sûr, si vous cessez d’avoir des désirs et n’avez plus
envie de les poursuivre, vous pouvez jouir d’une paix permanente. Si son mental
reste chancelant et cède à la domination, l’homme est conduit d’un désir à
l’autre. Il perd son amour propre. Il ne respecte plus aucune loi ni aucune
justice ni règles de conduite et de comportement social. Sa vie devient une
ruée frénétique de place en place et d’objet en objet. Seul le détachement peut
donner le bonheur. ‘Thyaga’ (le renoncement) est le vrai ‘Yoga’.
Baba
Vous portez des lunettes colorées et
regardez tout à travers ces lunettes. Corrigez votre vision et le monde sera
corrigé. Transformez-vous et le monde sera transformé. Vous créez le monde de
votre choix. Vous voyez la multiplicité, parce que vous recherchez la
multiplicité et pas le ‘Un’. Essayez d’incorporer la multiplicité dans le ‘Un’
– vous-même et les autres, la famille, le voisinage, la communauté, l’état, la
nation, le monde. Ceci est la ‘Sadhana’ (discipline spirituelle) de
l’Amour, car l’Amour est expansion. L’individuel doit être universalisé et
étendu dans le ‘Vishwaswaroopa’ (le Soi Cosmique).
Baba
‘Prakrithi’ (le monde) que
nous voyons autour de nous ne peut pas nous donner le bonheur. Les expériences
de ‘Prakrithi’ qui s’offrent à nous à l’état de veille, s’effacent à l’état
de rêve et ceux de l’état de rêve cessent lorsque nous nous réveillons de
l’état de rêve. Les expériences de l’état de rêve sont notre propre création,
de même que les expériences de l’état de veille ! L’expérience du monde
n’est rien d’autre qu’une projection de notre mental et de la réflexion de nos
propres pensées intimes. Telle est la pensée, telle est la vision. La couleur
des lunettes que vous portez détermine la couleur des choses que vous voyez. Si
vous portez des lunettes rouges, tout vous apparaîtra rouge. Si vous portez des
lunettes vertes, tout vous apparaîtra vert. Les pensées pures font apparaître
le monde pur. Si vous regardez les choses avec ‘Prema’ (Amour), avec un
cœur aimant, le monde entier, la création entière, vous apparaîtra comme une
réflexion de ‘Prema’ (l’Amour).
Baba
