Pensées du jour

 

( affichées à Prasanthi Nilayam du 1er au 31 juillet 2006 )

 

Samedi 1er juillet 2006

 

            Personne ne peut entrer au collège, tant qu’il n’a pas terminé le cycle de l’école primaire. Plusieurs étapes doivent être passées. De la même façon, nous avons sur le chemin spirituel, le stade du travail, de l’adoration, de la sagesse et du sacrifice. Le sacrifice peut être comparé à un fruit mûr tombant d’un arbre, sacrifiant son affection et son attachement. Le travail est au niveau physique, l’adoration au niveau mental et la sagesse au niveau spirituel. Au moyen du ‘Karma’ (les devoirs prescrits), la pureté du mental est atteinte. Au moyen d’Upasana (l’adoration dévotionnelle), la concentration du mental est promue. Et au moyen de ‘Jnana’ (la sagesse), ‘Moksha’ (la libération) est atteinte. Chaque personne doit passer à travers ces trois stades.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 2 juillet 2006

 

            Dieu est l’Amour incarné. Cet Amour brille de façon identique en chaque être humain. Le parfum d’une fleur reste le même, qu’elle soit tenue dans la main droite ou la main gauche. De même Dieu ne fait pas de distinctions telles que le favorisé et l’exclu. Mais les personnes étroites d’esprit ne peuvent pas facilement saisir l’équanimité Divine. Chacun appréhende les pouvoirs et les attributs de Dieu selon ses propres conceptions et expériences limitées. Différentes personnes, dépendantes de leurs propres goûts et aversions, attribuent les différences existantes dans leur propre mental au Divin. Dieu ne fait pas de distinctions telles que le bien et le mal, l’agréable et l’indésirable, le pervers et le vertueux. L’arbre de santal communique son parfum même à la hache qui le coupe. De même, Dieu est toujours prêt à aimer, encourager et protéger tout le monde de la même manière.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 3 juillet 2006

 

            Les gens prétendent faire des offrandes à Dieu, même sans savoir où Il est. Alors que le Seigneur est toujours à côté de l’homme, ils recherchent Dieu partout dans le monde. On doit purifier sa conscience au lieu de s’égarer dans le monde extérieur. Vous devez rectifier votre conduite et vos actions, parce que tout dépend de vos actions. Adhérez à l’action juste, avec un cœur pur, vous devez diviniser votre vie. Toutes les disciplines spirituelles doivent être réalisées uniquement dans ce but. Toutes les prières, le ‘Japa’ (répétition du Nom de Dieu) et les ‘Pujas’ (rituels d’adoration) qui sont offerts, sont uniquement destinés à purifier votre cœur.

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 4 juillet 2006

 

            Quels que soient les talents qu’une personne puisse posséder, ils doivent être consacrés au service de l’humanité, même à tous les êtres vivants. En cela se trouve l’accomplissement de la vie. Tous les hommes sont parents, modelés par les mêmes cinq éléments, avec la même essence Divine résidant en chacun. Le service à vos semblables aidera votre Divinité à s’épanouir, car le service à l’homme est le service à Dieu. Dieu réside dans le cœur de chaque homme et de chaque être vivant, dans chaque pierre et chaque souche d’arbre. Faites en sorte que chaque acte soit une fleur offerte aux pieds de Dieu, libéré des vers rampants de l’envie et de l’égoïsme et rempli du parfum de l’Amour et du sacrifice.

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 5 juillet 2006

 

            Ce que vous considérez comme réel est irréel. Ce que vous considérez comme irréel est l’unique Réalité. Dieu seul est l’unique Réalité éternelle. N’oubliez pas cette Vérité. Ce que vous considérez comme réel dans l’état de veille, n’existe pas dans l’état de rêve. Ce que vous expérimentez dans l’état de rêve, n’a pas de réalité dans l’état de veille. S’il peut y avoir une telle différence entre les deux états de conscience, en une seule journée, il ne convient pas à l’homme d’embrasser l’existence phénoménale, impermanente et toujours changeante, en ignorant la Réalité éternelle.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 6 juillet 2006

 

            Aujourd’hui dans le monde, vous avez des hommes riches et forts, des érudits et des vertueux. Mais, il y en a très peu qui ont réalisé le Soi. Si vous ignorez le Soi, de quel intérêt sont toutes les autres possessions temporaires et évanescentes ? De quelle utilité est la connaissance du monde si vous ne vous connaissez pas vous-même ? C’est pourquoi le ‘Vedanta’ (la philosophie védique) demande à chaque personne de découvrir la Vérité qui la concerne. La connaissance de soi est la clé de toute connaissance. Pour cela, vous devez vous approcher de la bonne personne qui puisse vous enseigner les moyens de découvrir votre vrai Soi. Si vous n’êtes pas prêt à entreprendre cette recherche sur vous-même, cultivez la foi, si ce n’est en Dieu, au moins en votre propre Soi. L’homme qui n’a pas foi en lui, ne peut pas avoir foi en personne ; il ne peut pas avoir foi en Dieu. Faites de ‘Vishwasa’ (la foi), votre ‘Shwasa’ (souffle de vie).

 

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 7 juillet 2006

‘Ashadi Ekadashi ‘

 

            Lorsque Sri Krishna fut pesé dans une balance, tous les bijoux de Sathyabhama ne purent compenser Son poids. Rukmini arriva alors et déclara que seul le chant du Nom de Krishna pourrait compenser Son poids et que si l’on y ajoutait une feuille, une fleur ou quelques gouttes d’eau, le plateau de la balance pencherait du côté opposé à celui où était installé Krishna. Ceci dit, il plaça une feuille de ‘Tulasi’ (basilic) sur le plateau de la balance. Et voilà ! Le plateau descendit. La feuille de ‘Tulasi’ portait tout le poids de l’Amour sans borne de Rukmini pour Krishna. Tous les bijoux de Sathyabhama avaient été sans effet. Mais la seule invocation du Nom de Krishna par Rukmini et l’offrande d’une feuille de ‘Tulasi’ avec son cœur rempli d’Amour fit pencher le plateau de la balance du côté opposé à celui où était installé Krishna. Tel est le pouvoir du Nom du Seigneur et de celui d’un cœur rempli d’Amour offert au Seigneur. Le Seigneur n’est pas influencé par la richesse ou l’érudition, le pouvoir ou la position. Seul l’Amour peut L’émouvoir.

 

                                                                                                          Baba

 

Samedi 8 juillet 2006

 

            Beaucoup de gens dans le monde ne comprennent pas le but de la vie. Préoccupés par la poursuite des objets du monde extérieur, les hommes ne s’efforcent pas d’explorer les royaumes intérieurs de l’Atma (Dieu). Si vous restez sur la plage, vous pouvez seulement voir les vagues à la surface de la mer et pas les perles qui se trouvent dans les profondeurs. Seul l’homme courageux qui plonge dans les profondeurs de l’océan peut être capable de ramasser les perles et pas les autres. De même, Atma Jnana (la connaissance de l’Atma) ne peut être obtenue que par ceux qui se détournent de l’exploration du monde phénoménal, pour enquêter sur la Vérité de l’Esprit.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 9 juillet 2006

 

            Il y a différentes sortes de ‘Jnana’ (connaissance). Ce qui est désigné par ‘Jnana’ c’est la connaissance de l’Atma (Dieu). Elle n’est pas concernée par la connaissance physique, sensorielle ou mondaine. ‘Atma Jnana’ (la connaissance de l’Atma) ne peut être obtenue que par une recherche sur la nature de l’Atma et pas par aucun autre moyen. Elle ne peut pas être enseignée par des précepteurs ou approfondie par l’étude des textes sacrés. Elle ne peut pas être reçue de personne ou offerte à quelqu’un. Elle doit émerger de la Conscience intérieure. Précepteurs et textes sacrés peuvent seulement aider jusqu’à un certain point. Mais l’aspirant qui cherche l’Atma doit faire une recherche personnelle pour expérimenter cette Consience du Soi. Il devrait explorer et investiguer la totalité de la gamme de l’expérience spirituelle et arriver à l’ultime Réalité. De même qu’un enfant apprend à parler en observant sa mère, l’aspirant spirituel doit faire lui-même l’effort en écoutant le précepteur ou en étudiant les textes des Saintes Ecritures.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 10 juillet 2006

 

            Lorsque les pensées proviennent d’un mental purifié par l’Amour, elles se transforment en ‘Dharma’ (Action juste). Lorsque l’Amour devient une partie de votre expérience, de votre pensée, de votre action, vous obtenez ‘Shanti’ (la Paix). Lorsque vous comprenez clairement l’Amour, ‘Ahimsa’ ( la Non-violence) en résulte automatiquement. Ainsi, l’Amour est le courant sous-jacent invisible qui relie les quatre autres Valeurs Humaines. Cela peut être résumé ainsi : L’Amour en pensée est Vérité ; l’Amour en tant que sentiment est Paix ; l’Amour en action est Droiture et l’Amour avec compréhension est Non-violence. L’Amour est le dénominateur commun de toutes les Valeurs. C’est la forme de Dieu, car Dieu est Amour.

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 11 juillet 2006

« Guru Purnima »

 

            La toute première leçon que J’offris lorsque Je déclarai Mon identité à Uravakonda fut : «  Manasa Bhajare Guru Charanam, Dusthara Bhavasagara Taranam ». C’est-à-dire, sachez en premier que vous êtes dans ‘Bhavasagara’ (le cycle des naissances et des morts). Alors, décidez-vous à ‘Taranam’ (le traverser). Ensuite, fixez votre mental sur un ‘Guru’ ou sur le Nom et la forme de Dieu qui vous plaît le plus. Enfin, demeurez dans Sa gloire et faites des ‘Bhajans’ (chants dévotionnels), mais faites cela en toute conscience. Celui qui est trompé par la réalité relative est un ‘Samsari’ (une personne mondaine), celui qui est avisé que cela n’est que relativement réel est un ‘Sadhaka’ (chercheur spirituel).

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 12 juillet 2006

 

            ‘Deha Vasana’ (l’attachement au corps) pousse à la recherche de la force physique, de la santé et d’un physique attractif. Tous les efforts pour maquiller son visage ne pourront pas modifier ses caractéristiques naturelles. Seul ce qui a été offert par le Seigneur est durable. Vous devez vous en satisfaire. Prenez soin normalement de votre corps, mais ne vous attachez pas de façon excessive à ce qui est intrinsèquement périssable et momentané. Nous devons uniquement prendre soin du corps pour réaliser notre Divinité intérieure. Cela ne fait aucun doute, aussi longtemps que l’on est en vie, il est nécessaire de maintenir une bonne santé, mais l’inquiétude obsessionnelle pour le corps est une erreur.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 13 juillet 2006

 

            Les Vedas ont enseigné le moyen de rendre la vie de ce monde pure et pleine de sens. Ils ont déclaré : « Na Karmanaa Na Prajayaa Dhane Na, Thyaagenaike Amrutatwanaanashuhu » (C’est seulement au moyen du sacrifice que l’immortalité peut être atteinte et non au moyen des rituels, de la progéniture ou de la richesse). Un ‘Thyagi’ (renonçant) n’hésitera pas à sacrifier même son corps pour le bien être des autres. Le sacrifice désigne quelque chose de plus que l’abandon de la richesse, de l’or et des objets matériels. Les mauvaises qualités comme la haine, la jalousie, la colère et la méchanceté qui sont enracinées en l’homme depuis de nombreuses vies devraient être abandonnées.

 

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 14 juillet 2006

 

            Il y a des leçons précieuses à apprendre du soleil, de la lune, des nuages et de la mer – tous enseignent l’importance de faire son devoir. Les arbres distribuent leurs fruits et accordent leur ombre à tout le monde, même à ceux qui les frappent à coup de hache, avec l’intention de les détruire ! Les montagnes souffrent de la chaleur, de la pluie et de l’orage sans soulever d’objection et sont plongées en méditation de toute éternité. Les oiseaux n’accumulent pas des années durant l’abri et la nourriture nécessaire, ils n’utilisent pas plus que ce qui est absolument nécessaire à leur survie. La nature (Prakrithi) est votre école, votre laboratoire, le chemin de la libération et la réflexion des nombreuses majestés de Dieu. Cherchez à connaître les leçons qu’elle est prête à vous enseigner. Tous les objets de la Nature sont ‘Brahman’ (Dieu), de même que vous l’êtes également. Ainsi, toute action est Divine, tout travail est adoration. Construisez la maison de votre vie sur la fondation solide de la foi que toute la création est Divine.

 

                                                                                                          Baba

 

Samedi 15 juillet 2006

 

            ‘Jnana’ (la sagesse) a été définie dans le langage védantique comme ‘Advaita Darshanam’ (reconnaître le Un sans second). C’est voir le ‘Un’ dans le multiple, l’unité dans la diversité. Il y a peut-être beaucoup de noms et de formes, mais vous devez reconnaître que le Principe de l’Atma, qui est en eux, est un et le même. Ce n’est pas suffisant de le dire avec des mots, vous devez en faire l’expérience dans votre vie. C’est seulement alors que vous pourrez expérimenter une ‘Ananda’ (Félicité) durable. Seule une telle personne peut être considérée comme un ‘Jnani’ (Celui qui connaît le Suprême).

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 16 juillet 2006

 

            Quelles sont les qualités d’un vrai dévot ? La première est l’absence totale de désirs (Anapeksha). Un vrai dévot ne devrait pas avoir de désirs. Mais, est-ce possible pour vous, doté comme vous l’êtes d’un corps, d’un mental et de sens, d’être sans désirs ? On est obligé d’avoir un désir ou un autre. D’un côté, il y a des désirs qui se rapportent aux sens et qui confèrent une joie momentanée et, de l’autre, il y a un désir qui transcende les sens. Ainsi, les gens sont remplis de nombreux désirs. Donc, à quoi cela sert-il de mener une vie sans désirs ? Il n’y a rien de mal à avoir des désirs, mais ils devraient tous être pour plaire à Dieu. Vous devriez pratiquer les principes éternels basés sur la Vérité et consacrer toutes vos activités à Dieu. Menez votre vie sans les sentiments de ‘je’ et de ‘mien’ et offrez tout à Dieu. C’est seulement alors que vous pouvez atteindre le stade de l’absence totale de désirs.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 17 juillet 2006

 

            La moralité ne désigne pas seulement l’observation de certaines règles dans le travail quotidien de ce monde. La moralité désigne la voie droite et sacrée de la bonne conduite. L’honneur de la communauté repose sur la moralité. Sans moralité, une communauté décline. C’est seulement chez un individu à forte moralité que la personnalité humaine trouve sa meilleure expression. Le terme ‘personnalité’ ne peut être appliqué qu’à celui qui par sa conduite, manifeste la Divinité cachée et non manifestée. La seule forme humaine ne fait pas de lui une personnalité humaine. C’est le comportement qui compte. Seuls ceux qui mènent des vies bien réglées et qui manifestent leur vraie nature Divine, peuvent être considérés comme de véritables êtres humains.

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 18 juillet 2006

 

            Au centre du cœur de l’homme, dans cet ‘Akasha’ (espace) sublime, Dieu réside en association avec le Principe du Soi, de la même manière que la lumière du soleil cohabite avec l’ombre. Les ombres sont nombreuses et variées, bien que la lumière soit unique. Lorsque le ‘Un’ se reflète dans le multiple, dans la multitude des ‘Jivis’ (individus), Il apparaît comme le Soi en chacun, qui observe en tant que spectateur, sans être affecté. L’Atma (le Soi Divin) est éternel. Le Soi est Vérité. Cependant, puisqu’Il est enfermé dans la chair, les os et la peau, l’homme s’imagine à tort que c’est l’enveloppe extérieure et non le cœur intime qui est la source de la Félicité. Par conséquent, le devoir primordial de l’homme est de pénétrer à travers ces enveloppes et de s’imprégner de la très haute Félicité que ce cœur Atmique peut seul lui conférer. Tout le monde doit, dans son propre intérêt, s’efforcer d’atteindre ce Principe Divin qui est son trésor intime. De toutes les ‘Sadhanas’ (exercices spirituels), le processus qui permet de parvenir à l’unité avec ce Principe est le plus pertinent.

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 19 juillet 2006

 

            Le corps est un char. Le conducteur du char est le principe de ‘Buddhi’ (l’intellect). Les sens sont les chevaux. Les rênes qui dirigent et retiennent les chevaux sont ‘Manas’ (le mental). Lorsque le mental hésite et vagabonde, sans avoir de but défini, les chevaux courent dans tous les sens, mettant même en danger le conducteur du char, ‘Buddhi’ l’intellect). Ainsi, nous devons contrôler le mental et ne pas le polluer avec une avidité pour les plaisirs des sens. Le mental doit agir comme un associé de ‘Buddhi’ (l’intellect). La parole qui seconde le mental et le mental qui seconde l’intellect – ceci est la façon de parvenir à ‘Prasanthi’ (la Paix Suprême). Et, peu à peu, progressivement, enseignez à l’intellect à se tourner vers l’Atma. La parole guidée par le mental en accord avec un intellect illuminé par l’Atma – ceci nous conduira au but ultime.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 20 juillet 2006

 

            Vous n’avez pas besoin de courir ça et là à la recherche de Dieu, car, vous êtes Dieu vous-même. Dieu réside dans votre cœur. Il est la force motrice qui imprègne tout. Ayez une foi ferme en cette Vérité. De même que le feu est dans l’allumette, la Divinité est latente en l’homme. Le feu dans l’allumette ne se manifeste que lorsqu’elle est frottée contre le côté de la boite. De même, lorsque le ‘Jivi’ (individu) entre en contact avec ‘Deva’ (Dieu), la flamme de ‘Jnana’ (la Sagesse) brille avec éclat.

 

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 21 juillet 2006

 

            Ne servez pas pour obtenir des récompenses, attirer l’attention ou mériter de la gratitude ou encore pour être fier de votre supériorité du point de vue dextérité, richesse, statut ou autorité. Servez parce que vous y êtes poussés par l’Amour. Lorsque vous êtes couronnés de succès, attribuez ce succès à la grâce de Dieu, qui vous a inspiré en tant que Principe d’Amour . Lorsque vous échouez, attribuez cet échec à votre propre insuffisance, manque de sincérité ou ignorance. Examinez les sources de l’action, désinfectez-les de toute trace d’ego. Ne blâmez ni le bénéficiaire du ‘Seva’ (service), ni vos collaborateurs et collègues de travail, ni Dieu.

 

                                                                                                          Baba

 

Samedi 22 juillet 2006

 

            C’est au moyen de l’Action juste que l’on parvient à la pureté du cœur qui, à son tour, mène à l’acquisition de ‘Jnana’ (la sagesse). C’est seulement lorsque l’attachement aux fruits de ses actions est abandonné que l’action devient ‘Yoga’ (communion avec le Divin). On devrait maîtriser le sens du ‘mien’ et du ‘tien’. Lorsque l’on entame des activités de service, on devrait considérer cela comme un privilège de servir les autres et regarder cela comme une forme d’adoration du Divin. On devrait considérer le service à la société comme le moyen de trouver l’accomplissement de soi dans la vie. On devrait affronter tous les problèmes qui peuvent surgir avec foi et courage et mener ses activités de service sans faire de publicité, dans un esprit d’humilité et de dévouement.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 23 juillet 2006

 

            Naître en tant qu’être humain est une opportunité rare et unique. Car, l’homme est doté d’une intelligence avisée qui lui permet de raisonner afin de trouver la meilleure alternative pour l’action en cours. La langue qui ne chante pas le Nom de Dieu, la main qui ne connaît pas la charité, les années de vie qui ne connaissent pas la paix du mental, les talents qui ne trouvent pas d’accomplissement, une vie qui ne recueille pas la sagesse, un temple où il n’y a pas d’atmosphère de révérence, la parole qui ne communique pas la connaissance – tout cela n’a aucune valeur.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 24 juillet 2006

 

            Il est dit que Dieu est un voleur de cœurs ! Le monde entier est Dieu. Vous tous Lui appartenez, bien que vous puissiez ne pas Le connaître. Par conséquent, Il peut faire n’importe quoi pour n’importe qui. Il est le Maître de l’éther, du vent, du feu, de l’eau et de la terre. Il peut changer le ciel en terre et la terre en ciel. Il peut également dérober le cœur des gens et le remplir d’Amour. Une fois que les gens ont goûté la douceur de Son Amour, ils ne désirent plus rien d’autre. C’est pourquoi Il est appelé ‘Chitha Chora’ (voleur de cœurs). Priez-Le ainsi : «  Ô Dieu ! Entrez aussi dans mon cœur et remplissez-le d’Amour, de sorte que je puisse aimer tous vos enfants, dans tous les pays. » Ne convoitez jamais ce qui appartient aux autres. Ne parlez pas des autres, mais si vous devez en parler, n’en dites que du bien.

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 25 juillet 2006

 

            On apprend à marcher aux petits enfants au moyen d’un ‘youpala’ (trotte-bébé) qu’ils tiennent et poussent avec leurs pieds. Le ‘Pranava’ (le son primordial) est semblable à un engin, avec les trois roues de ‘A’, ‘U’ et ‘M’. En le tenant, l’homme apprend à utiliser les deux pieds de ‘Bhakthi’ (la dévotion) et ‘Vairagya’ (le détachement). S’il ne tient plus le ‘Omkara’, il tombe lourdement sur le sol sans aucune aide. S’il avance avec l’aide de ‘Pranava Japa’ (la répétition du ‘Om’), il peut sans aucun doute réaliser la gloire de ‘Brahman’ (Dieu) qui est la véritable substance de l’Univers.

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 26 juillet 2006

 

            ‘Dhrishti’ (la vision) décide de l’attachement, de la peine, de la passion, etc... Vous êtes le plus noble des êtres jamais créés et ainsi vous devez développer la vision qui ne voit pas le haut ou le bas, mais qui voit tout comme étant baigné de Divinité et par conséquent sans aucune différence. Adi Shankara déclara : « Chargez votre ‘Dhrishti’ (vision) de ‘Jnana’ (sagesse), alors la vision vous apparaîtra dans sa véritable lumière en tant que ‘Brahman’ (Dieu). » Le Dieu qui est en vous est également en chaque personne. N’imaginez pas que les autres soient différents, ce sont seulement d’autres vous-même, sous des formes différentes. Le monde est rempli de parents et d’amis. Tous sont des étincelles de la même flamme.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 27 juillet 2006

 

            A vrai dire, chaque objet dans la nature, chaque épisode dans le temps, vous enseigne une leçon. Un matin, le Seigneur Dakshinamurthy marchait à pas lent le long d’une plage. Il vit les vagues transporter lentement mais systématiquement vers le rivage quelques brins de paille, ils passaient d’une crête à l’autre jusqu’à  ce qu’ils soient déposés sur le sable. La mer est une grande étendue d’eau, elle est profonde et vaste. Mais néanmoins, elle est constamment en train de se nettoyer de toutes les choses accessoires. Par conséquent, vous aussi ne devez pas permettre au moindre petit désir d’entrer dans votre mental. Obligez-le à sortir de votre être, afin qu’il ne puisse pas vous nuire. La vigilance continuelle est le prix de la paix et du bonheur.

 

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 28 juillet 2006

 

            Saturez d’Amour chacune de vos respirations. L’Amour ne connaît pas la peur. La peur entraîne l’homme dans le mensonge, l’injustice et le mal. L’Amour n’éprouve pas le besoin de louanges. Seuls ceux qui n’ont pas d’Amour en eux ont très envie de récompenses et de renom. L’Amour est sa propre récompense. Lorsque vous êtes impatient de placer des offrandes devant le Seigneur, faites en sorte que l’Amour remplace les simples objets matériels. L’Amour n’est pas une marchandise, ne marchandez pas son prix. Laissez-Le s’écouler, limpide, de votre cœur, comme un ruisseau de Vérité, une rivière de sagesse. Ne le laissez pas émaner de la tête ni de la langue. Laissez-le émerger, intact et libre, de votre cœur.

 

                                                                                                          Baba  

 

Samedi 29 juillet 2006

 

            Pourquoi l’homme vagit-il lorsqu’il arrive dans le monde, pourquoi se plaint-il pendant toute sa vie et gémit-il dans l’au-delà, se lamentant que son séjour sur terre n’ait été qu’une perte de temps ? L’homme le fait, parce qu’il ne connaît pas sa gloire et son prodigieux destin ! Il est le Divin coulé dans un moule humain. C’est uniquement l’homme qui a le privilège d’être informé de cette précieuse Vérité ! Tel est le message transmis à l’homme par les Upanishads, répercuté par les Saintes Ecritures et les déclarations d’innombrables saints. Néanmoins, l’homme fait la sourde oreille, peut-être en raison de sa propre infortune créée par ses propres méfaits dans ses vies passées. Ce qui est une source inépuisable de félicité se trouve en vous ! Vous seul devez développer la pensée qui répondra à l’appel et reconnaîtra la Vérité.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 30 juillet 2006

 

            Pris dans les méandres de la création, l’homme ne comprend pas qu’il est une partie du Divin Créateur. S’identifiant avec l’enveloppe physique dans laquelle il est incorporé, il ne perçoit pas l’unité de tous les êtres avec le ‘Un’ universel et absolu. L’homme a écrit et étudié sans compter des textes sur la discipline et la découverte spirituelles et plein de confusion, s’adonne aux rivalités et argumentations dialectiques. Mais, celui qui a mis au moins une page ou deux de ces ouvrages en pratique n’a plus aucun désir de gloire ou de victoire. Il est heureux dans les profondeurs de son être. Il laboure le champ de son cœur, sème les graines de l’Amour et récolte la moisson du courage et de l’équanimité.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 31 juillet 2006

 

            La vie de l’homme est semblable à une guirlande, avec la naissance à un bout et la mort à l’autre. Entre les deux, des fleurs de toutes sortes sont effilées ensemble – joies et chagrins, plaisirs et souffrances. Très peu sont conscients du fil qui passe à travers toutes les fleurs. Sans le fil, il ne peut pas y avoir de guirlande. Seule la personne qui reconnaît cette Vérité peut véritablement être considérée comme un être humain. Le Principe Divin Atmique est le fil qui se trouve en tous les êtres humains et qui est la source de toutes les forces qui sont en eux.

 

                                                                                                          Baba