Pensées du jour

 

( affichées à Prasanthi Nilayam du 1er au 31 décembre 2007 )

 

Samedi 1er décembre 2007

 

            Vous devez purifier votre Amour. Pour le faire, vous devez développer ‘Kshama’ (la patience), ce qui implique de rester serein, patient et de se contenir en toutes circonstances, en faisant du bien à tous, même à ceux qui peuvent vouloir vous nuire. Il n’y a rien de plus grand que la patience. La patience est l’équivalent de la Vérité. C’est le cœur du ‘Dharma’ (la Droiture). C’est la Non-violence en pratique. La patience est le contentement et la compassion ; en vérité, c’est tout dans tous les mondes. C’est seulement lorsque vous avez développé la patience que vous êtes capables d’atteindre le Seigneur.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 2 décembre 2007

 

            Lorsqu’une douleur violente vous accable, le médecin vous fait une injection de morphine et ainsi, vous ne souffrez plus. De la même façon, la grâce de Dieu agit pour enlever l’élément de souffrance du ‘Karma’ (les conséquences des actions passées) que vous avez à subir. Il n’est pas correct de dire que votre destin est entièrement déterminé. Rien ne peut remplacer le courant de la grâce du Tout Puissant.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 3 décembre 2007

 

            L’homme est accablé par l’illusion que le temporaire est éternel. Une longue identification l’a formé ainsi. Par conséquent, il doit être rééduqué dans une vision juste. La réalité absolue qui demeure inchangée est le ‘Je’. Tout le reste est irréel, tout en apparaissant réel. Le ‘Je’ en vous est ‘Paramatma’ (Dieu) Lui-même. Sur les eaux profondes de l’océan, pendant un certain temps, les vagues jouent avec le vent.  Elles vous donnent l’impression d’être séparées de l’océan qui est au-dessous d’elles, mais ce n’est qu’une apparence – une création de deux idées de nom et de forme. Renoncez à ces deux idées et les vagues disparaîtront dans l’océan. Cette réalité vous sautera aux yeux et vous réaliserez que Dieu est présent en l’homme en tant qu’Amour.

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 4 décembre 2007

 

            La Vérité est Une ! Elle est au-delà du mental et de la parole. Elle transcende les limitations du temps et de l’espace. D’innombrables chercheurs ont emprunté des chemins différents pour reconnaître cette Vérité. Il y a des différences notables parmi les chercheurs de Vérité, mais ces différences n’affectent en rien la nature de la Vérité. Bien au contraire, c’est l’existence de ces différences qui a stimulé la poursuite de la recherche d’un principe unifiant.

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 5 décembre 2007

 

            Un jour, les organes du corps tels que les yeux, les oreilles, les membres devinrent jaloux de la langue. Ils prétendaient qu’ils faisaient de gros efforts pour obtenir de la nourriture, mais que c’était la langue qui en profitait. Ils arrêtèrent de travailler et ne lui fournir plus de nourriture. Or, la langue est l’organe qui goûte la nourriture et n’accepte que celle qui est bonne, avant de l’envoyer dans l’estomac. Ensuite, cette nourriture est transformée en énergie par les organes internes qui approvisionnent le sang. La langue ne conserve pas les aliments. Mais grâce à sa participation essentielle, les autres organes sont capables de fonctionner. Lorsque les autres organes deviennent jaloux de la langue et arrêtent de lui fournir de la nourriture en vue de lui faire du tort, ils se condamnent eux-mêmes. Comme ils ne peuvent pas fonctionner lorsqu’ils n’ont pas de nourriture, ils ne peuvent par conséquent pas fournir d’énergie aux autres organes pour fonctionner. De même, la jalousie d’une personne aboutit finalement à sa propre ruine.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 6 décembre 2007

 

            ‘Bhakti’ (la dévotion) est semblable à un roi qui a deux serviteurs appelés sagesse et détachement. ‘Bhakti’ (la dévotion) doit être construite sur les fondations de la sagesse, elle doit s’épanouir en détachement du monde. ‘Prema’ (l’Amour) permet l’élévation de ‘Daya’ (la compassion) et de ‘Vairagya’ (le détachement), provoque ‘Dama’ (la maîtrise de soi) et finalement nous conduit sur le chemin du ‘Dharma’ (l’Action juste).

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 7 décembre 2007

 

            Lorsque les ‘Bhaktas’ (dévots) prient sincèrement Bhagavan (Dieu), en effectuant toutes leurs actions comme des offrandes à Dieu, ils recevront à coup sûr la grâce appropriée du Divin. Il y a neuf types de dévotion :

-         Shravanam (l’écoute de la gloire du Seigneur)

-         Keerthanam (le chant dévotionnel)

-         Vishnusmaranam (le souvenir de Dieu) 

-         Padasevanam (l’adoration de Dieu)

-         Vandanam (les salutations)

-         Archanam (l’adoration)

-         Dasyam (le service désintéressé)

-         Sneham (l’amitié)

-         Atmanivedanam (l’abandon à Dieu).

Quelle que soit la manière dont vous offrez votre adoration à Dieu, Il vous répondra de la même façon. Lorsque vous Lui remettez toutes vos actions, à coup sûr, vous recevrez Sa grâce.

 

                                                                                                          Baba

 

Samedi 8 décembre 2007

 

            Il n’y a personne qui Me remet en question si Je ne fais rien. Il n’y a rien que Je puisse perdre si Je ne M’engage pas dans l’activité, ni si Je n’ai aucune envie d’être actif. Néanmoins vous Me voyez très actif. La raison est que Je dois tout le temps faire quelque chose pour vous montrer l’exemple et vous inspirer. Ceux qui guident doivent montrer aux autres l’exemple à suivre et ceux qui commandent doivent réaliser eux-mêmes ce qu’ils espèrent que les autres fassent. Je suis engagé dans l’activité afin de vous apprendre à transformer chaque minute en une chance en or d’être capable d’avancer vers Dieu.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 9 décembre 2007

 

            Saisissez l’arc, la grande arme fournie par les ‘Upanishads’ et fixez-y une flèche aiguisée par la méditation. Tirez-là avec le mental concentré sur ‘Brahman’ (Dieu) et frappez l’objectif, l’immortel ‘Brahman’, sans perdre le but. ‘Pranava’ (le son ‘Om’) est l’arc, l’Atma (l’âme) est la flèche, ‘Brahma’ est le but. Ainsi, le ‘Sadhaka’ (l’aspirant spirituel) ne doit pas être affecté, comme l’archer émérite, par les choses qui agitent le mental. Il devrait focaliser son attention sur le but. Alors, il deviendra l’objet sur lequel il médite.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 10 décembre 2007

 

            Celui qui est esclave de son mental ne trouvera ni la Paix ni le bonheur dans la vie. Le corps est une maison qui a été créée par le mental pour sa propre satisfaction. Certains gaspillent leur vie en dépensant leur énergie pour le corps. Certains autres intensifient leur attachement par la répétition irréfléchie d’exercices spirituels, les réduisant à de simples rituels. L’homme sage est celui qui contrôle son mental et purifie son cœur en le remplissant de bonnes pensées.

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 11 décembre 2007

 

            L’importance du mental dans le processus de transformation devrait être correctement compris, parce que c’est le mental qui est à la fois la cause de l’esclavage et de la libération. Vos propres actions sont la cause de votre bonheur ou de votre malheur. N’accusez pas les autres d’être responsables de votre condition. Chaque pensée, chaque parole et chaque action a sa propre réaction, réaction et résonance. C’est un signe de faiblesse que d’accuser les autres d’être la cause de vos malheurs. Vous devez supporter les conséquences de vos propres actions. Si elles sont insupportables, priez Dieu pour qu’Il vous soulage. Dans de telles circonstances, seul Dieu peut vous apporter un soulagement.

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 12 décembre 2007

 

            ‘Ahimsa’ (Non-violence) signifie : « Ne pas faire de tort à personne », mais ce n’est pas simplement s’abstenir d’infliger des préjudices aux autres avec ses membres ou des armes. La Non-violence doit également être pratiquée avec un mental, une langue et un corps purs. Il ne devrait pas y avoir de mauvais sentiments en vous, car cela est également une forme de violence. Causer des dommages corporels aux autres est violence, mais leur parler méchamment l’est aussi. Votre parole devrait être douce, plaisante et saine. Toutes vos actions devraient être utiles aux autres.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 13 décembre 2007

 

            Méditez sur la Vérité et vous découvrirez que vous n’êtes rien d’autre qu’une petite bulle d’écume sur les eaux ; née de l’eau, vivant un bref moment sur l’eau et fusionnant de nouveau avec l’eau. Vous devez votre naissance à Dieu, vous subsistez grâce à Dieu et finalement vous fusionnez avec Dieu. Chaque chose vivante et même non-vivante doit passer par ce processus. Par conséquent, faites maintenant le premier pas. Purifiez votre cœur, aiguisez votre intellect ou tout au moins, commencez à chanter le Nom du Seigneur. Le reste suivra en temps opportun.

 

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 14 décembre 2007

 

            Lorsque vous avez atteint la vraie Sagesse, vous comprenez que la chance ne devrait pas vous faire jubiler ni la malchance vous désespérer. Le sage traite à la fois le bon et le mauvais avec équanimité. Ils sont comme la brise légère et les tempêtes qui ne peuvent pas affecter les profondeurs de l’océan de la Félicité dans le cœur de l’homme.

 

                                                                                                          Baba

 

Samedi 15 décembre 2007

 

            La vie de ce monde est remplie de chagrins et de souffrances. Le Seigneur Krishna a dit dans la Bhagavad Gita « Anityam Asukham Loke Imam Prapya Bhajasvamaam » (Ce qui signifie que le monde est éphémère et rempli de malheur et qu’il faut méditer constamment sur Lui). Etant né en tant qu’être humain, vous devez trouver l’accomplissement dans la vie. Vous devez poursuivre une voie noble. Ne soyez pas gonflés par les éloges. Soyez au-dessus de l’éloge et du blâme. Encouragez la Paix. Mais où est la Paix ? Elle n’est pas disponible sur le marché, prête à la vente ! La Paix doit être trouvée en vous. Dans le monde extérieur, vous n’en trouverez que des ‘morceaux’ (1).

 

(1) Jeu de mots en anglais entre ‘Peace’ et Piece’.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 16 décembre 2007

 

            Un bambou est estimé en fonction de son épaisseur et de sa taille. La canne à sucre tire sa valeur de son jus. La valeur d’un être humain repose sur son intellect (Buddhi). Plus l’intellect est développé, plus l’homme a de valeur. Si l’intellect décline, l’humain redescend au niveau animal. Aujourd’hui, la valeur de l’homme a décliné parce qu’il ne reconnaît pas l’importance de l’intellect et d’une conduite reposant sur une discrimination correcte. La forme est humaine, mais la façon de penser est au niveau animal. Ainsi, l’homme a mérité l’appellation « d’animal à deux pattes ». Ayant acquis une forme humaine, l’homme devrait se conduire avec intelligence. Ceci est atteint au moyen du renoncement (Thyaga) et de la discipline spirituelle (Yoga).

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 17 décembre 2007

 

            Quelle est la signification de la « limitation des désirs » ? Les gens trompés par des désirs sans limite vivent dans un monde de rêve. Il est très important de garder les désirs sous contrôle et de les limiter. Les gens dépensent également beaucoup d’argent. Au lieu de dépenser de façon excessive pour son propre plaisir, nous devrions dépenser pour soulager les pauvres et les nécessiteux. Telle est la signification du programme de la « limitation des désirs ». Ne faites pas l’erreur de penser que distribuer de l’argent aux autres, tout en permettant à vos propres désirs de continuer à se multiplier est suffisant. Réduisez vos désirs, car les désirs matériels conduisent à une vie agitée et désastreuse. Les désirs sont une prison et l’on ne peut s’en libérer qu’en les limitant.

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 18 décembre 2007

 

            Une participation active dans la société, dans un esprit de dévouement  et d’abandon, concevoir toutes les actions comme une adoration et tous les hommes comme les incarnations de l’Être Suprême, est l’une des meilleures formes de ‘Sadhana’ (pratique spirituelle). Car, il n’y a pas d’endroit où Il ne soit pas, pas d’objet qui ne soit pas Divin. Les Vedas déclarent que tout ce que l’Être Suprême a voulu est advenu. L’adoration, l’entreprise de pèlerinages, etc... ne sont que des moyens et pas une fin en soi. Le but est la réalisation de l’ultime Vérité que « Dieu et moi sommes ‘Un’ ». C’est seulement cela qui peut remplir votre cœur d’une Félicité permanente.

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 19 décembre 2007

 

            Le mot ‘Vairagya’ signifie littéralement ce qui opposé à ‘Raga’ (l’attachement). ‘Vairagya’ ne signifie pas que vous devriez tout abandonner et vous retirer dans une forêt. ‘Vairagya’ signifie réellement que vous devriez demeurer là où vous êtes, quelle que soit la situation où vous vous trouvez dans la vie et comprendre la nature subtile des choses, en renonçant à vos désirs de ce monde. Cela signifie qu’en utilisant la discrimination, vous devriez comprendre ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Vous devriez vous efforcer de reconnaître la Divinité présente en chaque objet que vous voyez et dont vous bénéficiez. ‘Vairagya’, ce n’est pas simplement renoncer aux choses. Cela consiste à apprécier, sans s’y attacher, les choses qu’auparavant vous appréciez en vous y attachant. Telle est la véritable signification de ‘Vairagya’. Tel est le sceau d’un véritable être humain.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 20 décembre 2007

 

            Il n’est pas possible de considérer la Création et le Créateur, la Nature et Dieu comme différents ou séparés l’un de l’autre. De même qu’une bulle d’eau est née de l’eau, demeure sur l’eau et disparaît dans l’eau, de même le Cosmos est né de l’Absolu, existe en tant que partie de l’Absolu et finalement se fond dans l’Absolu. Reconnaissez la Vérité que, de même que la bulle d’eau ne peut pas être conçu sans eau, le Cosmos ne peut pas être conçu sans Dieu.

 

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 21 décembre 2007

 

            Beaucoup de gens s’imaginent que Diviniser l’homme et faire de lui un dévot est un exercice surhumain. Il n’en est rien. L’Amour Divin est bien accessible à l’homme. C’est son état naturel. Il a le droit de le posséder. L’Amour Divin ne devrait pas être considéré comme quelque chose de transcendantal ou d’étranger à l’homme. Mais, les hommes tendent à dégrader cet Amour en lui donnant différents noms et différentes formes.

 

                                                                                                          Baba

 

Samedi 22 décembre 2007

 

            Dieu est tout, donc nous ne pouvons pas revendiquer que quoi que ce soit nous appartient. Mais les gens revendiquent tout, en disant : « C’est à moi ! » A vrai dire, rien n’appartient à personne. Les gens sont immergés dans un concept de propriété faux et stupide. La possessivité est omniprésente en chaque pensée et chaque action et cela conduit au gonflement de l’ego. L’égoïsme doit être complètement éradiqué. La possessivité devrait être bannie. Sachez que tout appartient à Dieu. Vous arrivez les mains vides et repartez les mains vides.

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 23 décembre 2007

 

            Dieu est présent en chaque être humain comme une graine. Pour qu’une graine devienne une plante, la terre et l’eau sont essentielles, de même pour que la graine Divine qui est en l’homme grandisse et s’épanouisse en une fleur de ‘Sath-Chith-Ananda’ (Existence-Conscience-Félicité), elle a besoin de ‘Bhakti’ (la dévotion) et de ‘Shraddha’ (la foi et la ferveur). Ce n’est pas suffisant de tourner le mental vers Dieu, on doit également s’efforcer d’expérimenter la présence Divine en chaque particule et à chaque instant. On doit également remplir le mental de pensées pures et sacrées.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 24 décembre 2007

 

            Le monde est constitué d’objets. Il est inerte. Lorsque les sens sont éveillés, ils reconnaissent tous les objets. Mais les sens sont également inertes. Les yeux qui voient, les oreilles qui entendent, la langue qui parle et le nez qui sent, tous sont ‘Jada’ (inertes). En fait, le corps entier est inerte. Mais tous ces objets sont capables de fonctionner grâce à la présence de ‘Chaitanya’ (la Conscience) qui réside dans le mental. Ainsi, nous pouvons réaliser que l’Univers phénoménal tout entier est ‘Jada’ (inerte).

 

                                                                                                          Baba

 

Mardi 25 décembre 2007

« Noël »

 

            Jésus sanctifia son corps en le sacrifiant pour sauver les autres. Il était conscient de ce devoir et de ce but suprême. Avec foi en l’unité de l’humanité, il affronta les critiques de ses adversaires et supporta leurs attaques. Tous les saints et les prophètes qui s’efforcent d’élever l’opprimé et d’ouvrir les yeux de ceux qui sont aveugles à la splendeur de Dieu, sont prêts et bien disposés pour le sacrifice ultime. Nous devons accueillir la peine, car elle nous fournit une chance de tout sacrifier pour soutenir la Vérité et la Droiture. Considérez-vous comme des incarnations de l’Amour et consacrez votre vie, comme Jésus l’a fait, au service de vos semblables.

 

                                                                                                          Baba

 

Mercredi 26 décembre 2007

 

            Le monde entier est semblable à une grande maison et les différents pays sont semblables aux différentes pièces de cette maison. Par conséquent, ne divisez pas l’humanité sur la base de la nationalité. C’est à cause de telles divisions que l’humanité est sur le déclin. Les dévots Saï ne devraient pas entretenir de telles différences. Tous devraient être unis. Le nom, la forme et la couleur des gens peuvent être différents, mais l’humanité tout entière est une famille. Dieu est unique et tous les êtres humains appartiennent à la même famille Divine.

 

                                                                                                          Baba

 

Jeudi 27 décembre 2007

 

            En rendant service, on ne devrait pas penser à soi-même, on devrait seulement se demander comment faire pour rendre ce service comme une offrande au Divin. On devrait faire la différence entre le ‘Karma’ (l’action) et le ‘Karma Yoga’ (l’action en tant que discipline spirituelle). L’activité ordinaire est motivée par l’intérêt personnel ou le désir d’atteindre un certain objectif. Dans le ‘Karma Yoga’, l’action est effectuée sans désir. Le ‘Karma’ ordinaire est la cause de la naissance, de la mort et de la renaissance, alors que le ‘Karma Yoga’ conduit à la libération du cycle des naissances. Vous devriez considérer tout service comme une forme de ‘Karma Yoga’. Rendez service sans aucun espoir de récompense et sans même le sentiment que vous êtes en train de ‘servir’ les autres. N’importe quel service fait par une personne est en réalité un service rendu au Divin.

 

                                                                                                          Baba

 

Vendredi 28 décembre 2007

 

            Il ne suffit pas, au nom de la pratique spirituelle, de vous limiter uniquement à ‘Japa’ (la récitation du Nom), ‘Tapa’ (la pénitence) et ‘Dhyana’ (la méditation). C’est en fait ‘Chittha Shuddhi’ (la  pureté du mental) qui conduit à ‘Jnana Siddhi’ (l’acquisition de la sagesse). Cultivez la pureté du mental est par conséquent la vraie pratique spirituelle que vous devriez entreprendre. Avec la pureté du mental et la réalisation de la sagesse, l’homme parvient à l’équilibre.

 

                                                                                                          Baba

 

Samedi 29 décembre 2007

 

            L’homme ne vient pas en ce monde pour manger, dormir et s’adonner aux plaisirs des sens. Il vient pour manifester le Divin qui est en lui. C’est pourquoi il est appelé ‘Vyakthi’, celui qui manifeste ‘Vyaktha’ le pouvoir latent (Shakthi) qui est en lui. Dans ce but, il vient doté d’un corps, d’un mental et de l’intelligence nécessaire pour les contrôler et les écarter des courants habituels d’activité. Vous devez atteindre ce but par une poursuite constante de ‘Dharma’ (la moralité) et de ‘Karma’ (les bonnes actions).

 

                                                                                                          Baba

 

Dimanche 30 décembre 2007

 

            La maladie, physique et mentale, est une réaction du corps provoquée par les poisons existant dans le mental. Seul un mental non-contaminé peut assurer une bonne santé permanente. Les vices engendrent la maladie. Les mauvaises pensées, les mauvaises habitudes et la mauvaise compagnie sont des terrains fertiles dans lesquelles les maladies se développent. Un sens de l’exaltation et de l’exultation protège le corps de la mauvaise santé. Les mauvaises habitudes auxquelles les gens s’adonnent sont les causes principales des maladies physiques aussi bien que mentales. L’avidité affecte le mental, les déceptions dépriment les gens. Vous ne pouvez justifier de votre existence en tant qu’être humain qu’en cultivant les vertus. Alors vous pouvez devenir un candidat digne de sainteté. C’est la progression dans la vertu qui annonce la progression de l’homme vers la Divinité. Les vertus confèrent à la fois la vigueur, la dextérité et de longues années de jeunesse.

 

                                                                                                          Baba

 

Lundi 31 décembre 2007

 

            Qu’est-ce que ‘Mano-Nigraham’ (le contrôle du mental) ? ‘Nigraham’ (le contrôle) montre réellement que vous êtes indifférents aux caprices du mental. Il est difficile de contrôler le mental, de même qu’il est difficile, voir impossible, d’attraper de l’air avec la main. Comment peut-on contrôler le mental qui imprègne tout dans l’immensité du champ de la compréhension ? Lorsque nous réalisons que le mental est constitué de pensées et de doutes, l’élimination des pensées est le moyen de maîtriser le mental. Les pensées sont associées avec les désirs. Aussi longtemps que les désirs sont présents, il ne peut pas y avoir ‘Vairagya’ (le détachement). Il est nécessaire de limiter les désirs. Lorsqu’il n’y a pas de limitation, les désirs excessifs deviennent néfastes. Ils conduisent à la misère. Lorsque nous nous efforçons de contrôler les désirs en temps utile, cela développe ‘Vairagya’ (le détachement ou  l’abnégation).

 

                                                                                                          Baba