Pensées du jour
( affichées à Prasanthi Nilayam du 1er
au 30 juin 2008 )
Dimanche 1er juin 2008
Le Seigneur protégera, par tous les
moyens et à tout instant ceux qui L’adorent avec une dévotion (Bhakti)
absolue et non contaminée. De même qu’une mère protège ses enfants, une vache
protège ses veaux et les paupières protègent les yeux, facilement et
automatiquement. Lorsque l’enfant grandit, la mère n’a pas besoin de faire
aussi attention à sa sécurité qu’auparavant. De la même façon, le Seigneur ne
porte pas autant d’attention au ‘Jnani’ (homme sage).
Baba
Qui sont Mes vrais dévots (Bhaktas) ?
Ceux qui ont ‘Viveka’ (la discrimination), ‘Vairagya’ (le
renoncement), ‘Vijnana’ (la sagesse) et ‘Vinaya’ ‘l’humilité) ;
ceux qui connaissent la Réalité, qui sont toujours immergés dans la
contemplation de Mes ‘Leelas’ (gloires ou jeux Divins), qui se
concentrent sur Mon Nom à tout instant et en toutes circonstances et qui
versent des larmes d’Amour chaque fois qu’ils entendent le Nom du Seigneur,
sont Mes authentiques dévots.
Baba
‘Atma Jnana’ (la sagesse
spirituelle) ne peut être gagnée qu’en renonçant à ‘Vasanas’ (les
impulsions), en transcendant le mental et en analysant nos expériences pour
saisir la Réalité. Sans les trois, ‘Jnana’ (la sagesse) ne s’élèvera
pas. D’abord, renoncez à toutes les impulsions impures et cultivez les pures.
Ensuite, petit à petit, essayez même de renoncer à ces dernières et faites en
sorte que le mental soit complètement dépourvu de désir. La Paix (Santhi)
ainsi atteinte est splendide, merveilleuse et pleine de sagesse. C’est en effet
l’expérience de Dieu.
Baba
Mercredi 4 juin 2008
Nous pouvons nous demander : « Si
Dieu contrôle tout, à quoi servent les efforts humains ? » Oui,
Dieu est Tout puissant, mais dans le même temps, l’effort humain est également
nécessaire, car sans cela, l’homme ne peut pas bénéficier de la grâce de Dieu.
C’est seulement lorsque vous avez les deux, la grâce Divine et l’effort humain,
que vous pouvez expérimenter la Félicité. De même que vous ne pouvez jouir de
la fraîcheur d’un ventilateur que lorsque vous avez à la fois, le ventilateur
et le pouvoir électrique qui opère en lui.
Baba
Les grands sages, par grande
sympathie pour leurs semblables, respectaient des règles, des règlements, des
limites et des directions dans leur conduite quotidienne, afin que le mental de
l’homme ne se retourne pas contre lui, mais puisse se tourner vers les idéaux
de ‘Sathya’ (la Vérité), ‘Dharma’ (l’Action juste), ‘Santhi’
(la Paix) et ‘Prema’ (l’Amour). Ils déclaraient que chaque acte doit
être évalué et approuvé uniquement s’il purifiait les émotions et les passions.
Autrement, il devait être écarté. ‘Bhaavashuddhi’ (la purification des
dispositions mentales) est le fruit de ‘Karma’ (l’action) et n’importe
quel acte qui brouille le ‘Bhaava’ (processus de la pensée) ou l’excite
en ‘Rajas’ (passion) ou le rabaisse en ‘Thamas’ (inertie) doit
être évité.
Baba
Vendredi 6 juin 2008
Dieu, sans aucun doute, écoute les
prières de Ses dévots. Certaines personnes hésitent à prier, de peur que leurs
prières ne causent des inconvénients à Dieu. Ils ont tort de croire cela, car
Dieu ne peut être soumis à aucun inconvénient d’aucune sorte. Dieu ne connaît
pas la souffrance. Il considère le bonheur de Ses dévots comme Son propre
bonheur.
Baba
Le service est Dieu. Pourquoi Dieu
a-t-il doté l’homme d’un corps, d’un mental et d’un intellect ? Pour que
vous éprouviez et compatissiez à la souffrance au moyen de votre mental, pour
que vous planifiez vos activités en utilisant votre intelligence et pour que
vous utilisiez votre corps pour servir ceux qui sont dans le besoin. Offrez ces
actes de service à Dieu. Adorez-Le avec ces fleurs. Mettez en pratique
quotidiennement les idéaux que Saï a propagés et faites-les connaître
tout autour du monde en les présentant comme des exemples vivants de leur
grandeur.
Baba
Il existe quatre types de
personnes : La ‘morte’ qui rejette le Seigneur et déclare qu’elle
seule existe, qu’elle est indépendante, libre, se contrôle et se dirige
elle-même. La ‘malade’ qui appelle le Seigneur à chaque fois qu’une
calamité quelconque lui arrive ou chaque fois qu’elle est provisoirement
abandonnée par les sources habituelles de secours. La ‘faible’ qui sait
que Dieu est l’éternel compagnon, mais qui se souvient de Lui seulement de
temps en temps, lorsque l’idée lui en vient avec assez de force et enfin :
La personne en ‘bonne santé’ qui a une foi ferme dans le Seigneur et qui
vit toujours en Sa présence réconfortante.
Baba
Lundi 9 juin 2008
Les montagnes peuvent être emportées
plus facilement que les ‘Vasanas’ (impulsions) profondément enracinées.
Mais, avec de la volonté et de l’enthousiasme et avec le soutient de la foi,
les ‘Vasanas’ peuvent être vaincues en peu de temps. Il est seulement
indispensable de ne pas renoncer à la foi et à la détermination et ce, quelles
que soient les pertes, les épreuves ou les obstacles. Les ‘Vasanas’
doivent être sublimées afin de parvenir à la maîtrise du mental.
Baba
Souvent lorsque vous méditez, le
mental court après autre chose et tend à être détourné vers d’autres
préoccupations. Vous devez alors empêcher cette diversion au moyen du Nom et de
la Forme et vous assurer que le courant stable de vos pensées dirigées vers le
Seigneur ne soit pas interrompu. Si cela se produit à nouveau, utilisez à
nouveau rapidement le Nom et la Forme. Ne permettez pas au mental d’aller
au-delà du Nom et de la Forme. Lorsque votre mental s’écarte de la récitation
du Nom, passez à la contemplation de la Forme et lorsqu’il s’écarte de la
Forme, ramenez-le vers le Nom. Faites en sorte qu’il demeure sur la douceur du
Nom ou la splendeur de la Forme. Traité ainsi, le mental peut être facilement
apprivoisé.
Baba
Chaque action faite avec la
conscience du corps est vouée à être égoïste. Le ‘Seva’ (service
désintéressé) ne peut être accompli lorsque vous êtes immergés dans la
conscience du corps. Toutefois, si la Conscience de ‘Deva’ (Dieu) est
installée à la place de la conscience de ‘Deha’ (le corps), elle mettra
en avant la splendeur de ‘Prema’ (l’Amour). Avec une telle inspiration
et un tel guide, l’homme peut accomplir beaucoup de bonnes choses sans jamais
savoir ou proclamer que cette attitude est altruiste. Pour lui, ce n’est que la
Volonté de Dieu, Son travail et Sa gloire.
Baba
Il est impossible de connaître la
Vérité de l’Atma (Dieu) au moyen de l’étude des multiples Ecritures ou
par l’acquisition de l’érudition ou par l’éveil de l’intellect ou par la
poursuite de discussions méthodiques. Un cœur pur est le meilleur miroir pour
la réflexion de la Vérité. Toutes les disciplines spirituelles sont faites pour
la purification du cœur. Dès qu’il devient pur, la Vérité l’illumine en un
instant.
Baba
Il n’est pas nécessaire de discuter
et de vous quereller au sujet de la nature de la Divinité. Examinez et
expérimentez, ensuite vous découvrirez la Vérité. Ne déclarez pas en premier
que vous êtes convaincus. Restez silencieux quand vous n’êtes pas encore
décidés ou engagés dans l’évaluation. Débarrassez-vous de tout le mal qui est
en vous avant de pouvoir essayer de comprendre le mystère. Et, lorsque la foi
surgira, entourez-la de la discipline et de la maîtrise de soi, de sorte que sa
tendre pousse puisse être protégée contre les bestiaux, la foule hétéroclite
des cyniques et des non-croyants. Lorsque votre foi aura grandi et sera devenue
un grand arbre, ces mêmes bestiaux pourront se coucher à l’ombre qu’il
projettera.
Baba
Gardez votre mental éloigné des
désirs de base qui court après les plaisirs éphémères. Eloignez vos pensées de
ces désirs et dirigez-les vers la Félicité permanente provenant de la
connaissance de la Divinité intérieure. Gardez à l’esprit les défauts et les
défaillances des plaisirs sensoriels et des bonheurs de ce monde. Ainsi, vous
grandirez en discrimination, en non-attachement et atteindrez le progrès
spirituel.
Baba
Vous devez supprimer les mauvaises
pensées de votre cœur, labourer votre cœur avec les bonnes actions, l’arroser
avec l’Amour, l’engraisser avec la foi, planter les jeunes arbres de ‘Namasmarana’
(la répétition du Nom du Seigneur), clôturer le champ avec la discipline,
détruire les insectes nuisibles avec ‘Shraddha’ (le dévouement) et
moissonner la récolte de ‘Jnana’ (la Sagesse). Comprenez que Dieu est en
vous, avec vous et tout autour de vous. En fait, vous êtes Dieu.
Baba
Lundi 16 juin 2008
Un monarque compétant a ses
ministres sous contrôle. Il leur donne des ordres corrects et maintient la Paix
et la sécurité dans son royaume. D’un autre côté, un monarque qui accepte
d’être contrôlé par ses ministres ne mérite pas son trône et est méprisé et
déshonoré. Son royaume ne connaît pas la Paix ni la sécurité. Le mental est le
monarque en l’homme et les sens sont ses ministres. Mais, si le mental est
asservi par les sens, l’individu ne connaît pas la Paix. Chaque ‘Sadhaka’
(aspirant spirituel) qui aspire à atteindre le Divin en lui doit, par
conséquent, maîtriser ses sens. Ceci est le premier pas. Le second est la
conquête de son mental, son élimination. Le troisième est de déraciner les ‘Vasanas’
(tendances innées) et le quatrième, d’atteindre ‘Jnana’ (la Sagesse
Spirituelle). C’est seulement alors que la Conscience de la réalité Atmique
(Divine) peut être gagnée.
Baba
Le mental peut être utilisé comme un
pont qui conduit l’individu du manifesté au non-manifesté, de l’individuel à
l’Universel. Purifiez le mental et transformez-le en un instrument de pensées
aimantes et d’idées expansives. Purifiez la langue et utilisez-la pour
encourager l’intrépidité et l’amitié. Purifiez les mains et faites en sorte
qu’elles cessent d’agresser et d’être violentes. Faites en sorte qu’elles
aident, guérissent et guident. Ceci est la ‘Sadhana’ (discipline
spirituelle) la plus élevée.
Baba
Mercredi 18 juin 2008
Vous pouvez dire : « Je m’efforce
de contrôler mon mental, mais il court dans tous les sens comme un chien fou.
Comment puis-je réussir ? » Cette affirmation contient une erreur. Le
mental est impalpable, mais il est attaché aux sens. Par conséquent, contrôlez
les sens, ne les laissez pas vous entraîner vers le monde objectif. Par ce
moyen, le mental peut être transformé en un instrument d’illumination et non
d’illusion. La Vérité poindra alors que l’Atma (l’âme individuelle) est ‘Brahman’
(Dieu). La splendeur de cette prise de conscience chassera alors les ténèbres
de l’ignorance, car, l’Atma (le Soi) est ‘Jyothi’ (la lumière) et
‘Thamas’ (les ténèbres de l’ignorance) ne peuvent pas exister avec cette
lumière.
Baba
Dans la sphère spirituelle, la responsabilité
du succès ou de l’échec vous incombe entièrement. Vous n’avez pas le droit de
le rejeter sur les autres. Le feu ne fera rage qu’aussi longtemps qu’il sera
alimenté par du combustible. Par conséquent, n’ajoutez pas de combustible au
feu des sens. Détachez le mental de l’évanescent et attachez-le à l’éternel.
Semez les graines de ‘Bhaktki’ (la dévotion) par la pratique de ‘Namasmarana’
(la répétition du Nom du Seigneur). Cette graine grandira en un arbre puissant
avec les branches de la vertu, du service, du sacrifice, de l’Amour, de
l’équanimité et du courage.
Baba
Vendredi 20 juin 2008
L’homme devrait renoncer à ‘Ahamkara’
(le sentiment qu’il est l’auteur). Aussi longtemps que l’ego domine, la
Conscience ‘Atmique’ ne se développera pas. L’égoïste ne peut pas
reconnaître l ‘Atma (Dieu). C’est l’égoïsme qui est à la base de
tous les malheurs de l’homme. C’est l’illusion basée sur l’idée fausse que le
corps est réel et permanent. La Vérité est tout autre. Nous devrions
reconnaître l’évanescence du corps et des sens et contrôler les désirs
provoqués par les organes des sens. Les désirs sont insatiables. La course à la
richesse, au pouvoir et à la première position ne peut que se terminer en
catastrophe. A la place, nous devrions prendre refuge en Dieu et consacrer
toutes nos actions au Divin.
Baba
Samedi 21 juin 2008
Les gens s’engagent dans les ‘Bhajans’
(chants dévotionnels), les ‘Poojas’ (rituels d’adoration) et ‘Dhyana’
(la méditation). Mais ceci reste uniquement au plan physique. A moins qu’ils ne
soient imprégnés de sincérité, ils ne nous élèvent pas vers le Divin. Le
Seigneur vous juge sur la sincérité de vos pensées, pas sur la forme de votre
adoration. Le Seigneur voit votre ‘Bhakthi’ (dévotion) et pas votre ‘Shakthi’
(pouvoir). Il fait attention à vos ‘Gunas’ (qualités) et pas à votre ‘Kula’
(caste ou lignage). Il regarde votre ‘Chiththam’ (cœur) et pas votre ‘Viththam’
(richesse). Vous devez vous efforcer de purifier votre cœur et vous engager
dans l’Action juste, avec dévotion et honnêteté. Aucune ‘Sadhana’
(discipline spirituelle) n’est utile si vous êtes impliqués dans des actions
coupables.
Baba
Sans l’approbation du Seigneur,
l’homme ne peut rien accomplir dans le monde. Le Divin est à la base de tout.
Cependant, l’homme est rempli de vanité et pense que c’est lui qui fait tout.
Cet orgueil est la cause de sa ruine. C’est la raison de sa frustration et de
sa déception. Aujourd’hui, l’homme repose sa vie sur sa confiance en la nature
et, par conséquent, il oublie Dieu. Ceci est une erreur très grave. Vous devez
placer votre foi en Dieu, le Créateur de l’Univers et ensuite jouir de ce que
la Nature vous offre. La foi en Dieu est la première condition requise pour
l’homme.
Baba
Le bonheur retiré des objets
sensoriels naît et disparaît avec le temps. Par exemple, lorsque votre faim est
apaisée, vous êtes heureux, mais ce bonheur est de courte durée. Ceci est vrai
pour tous les objets du monde. La joie que l’on en retire est évanescente.
Cependant, l’homme court après une ‘Ananda’ (Félicité) durable. En fait,
il est l’incarnation de la Félicité. La Félicité constitue sa vraie nature et
son existence. Pourquoi alors ne l’expérimente-t-il pas ? C’est parce que,
ignorant de sa vraie nature, il est obsédé par le monde extérieur et
n’expérimente pas la Félicité qui est en lui. Il imagine par erreur que la
source de la joie se trouve dans le monde phénoménal.
Baba
Mardi 24 juin 2008
L’homme souffre de nombreuses
maladies parce qu’il n’a pas compris le but de la vie. La première chose qu’il
doit réaliser est que Dieu est unique et ce, quel que soit le nom et la forme
sous laquelle le Divin est adoré. Le ‘Un’ a choisi de devenir multiple. Les ‘Vedas’
déclarent : « Dieu est unique mais les sages s’y réfèrent par
beaucoup de noms. » C’est l’imagination des observateurs qui explique
l’apparente multiplicité du Divin. Le soleil est unique, mais sa réflexion
apparaît dans beaucoup de récipients. De même, Dieu est présent dans les cœurs
de différents êtres sous des formes et natures variées.
Baba
Mercredi 25 juin 2008
La vie de l’homme est semblable à
une guirlande, avec la naissance d’un bout et la mort de l’autre. Entre les
deux, des fleurs de toutes sortes sont enfilées ensemble – les peines, les
soucis, les joies et les rêves. Très peu de personnes sont conscientes du fil
qui relie les fleurs entre elles. Sans le fil, il ne peut pas y avoir de
guirlande. Seule la personne qui reconnaît le fil peut être considérée comme un
véritable être humain. Ce fil est appelé ‘Brahma-Sutra’ (le fil Divin).
Le Principe Atmique Divin est le fil qui se trouve dans tous les êtres
humains et qui est la source de toutes les forces qui se trouvent en eux.
Baba
Jeudi 26 juin 2008
Le corps doit être considéré comme
la base de l’activité spirituelle. Le corps n’est pas seulement destiné à être
dorloté et à vivre dans le confort. Nos capacités mentales et nos talents ne
devraient pas être uniquement utilisés pour des réalisations mondaines. C’est
seulement en recherchant ‘Jnana’ (la Sagesse Spirituelle) que l’homme
peut s’élever au-dessus du niveau de l’animal. L’animal n’est concerné que par
le présent. Seul l’homme peut réaliser que le présent est le produit du passé
et que le futur sera déterminé par ce qu’il a fait dans le présent. C’est
uniquement si vous agissez correctement dans le présent que le futur peut être
bon. Ceci requiert une adhésion constante et déterminée au chemin de la droiture,
qu’elles que puissent être les difficultés rencontrées.
Baba
Tant qu’il ne progresse pas sur la
voie spirituelle, l’homme ne devient pas complètement humain. Le corps, le
mental et l’esprit, tous les trois ensembles constituent l’homme. Un animal est
principalement intéressé par ses besoins corporels. L’homme est un être
supérieur puisqu’il est doté d’un mental. La culture de l’esprit l’élèvera au
Divin. Le corps, le mental et l’esprit sont entrelacés et interdépendants. Le
mental et le corps doivent se soumettre à l’esprit et parvenir à la conscience
de l’Atma Divin.
Baba
Les ‘Upanishads’ (Ecritures
Saintes) déclarent que l’immortalité ne peut être expérimentée qu’au moyen de ‘Thyaga’
(le renoncement ou sacrifice). Ce renoncement ne signifie pas qu’il faille
renoncer à son foyer et à sa maison, à ses parents et à ses amis. Cela veut
dire qu’il faut renoncer aux choses transitoires et impermanentes de ce monde.
Ceci demande de discriminer entre ce qui est permanent et ce qui est
périssable, ce qui est bon et ce qui est mauvais. C’est seulement alors que
l’homme peut découvrir le Principe Divin qui est en lui.
Baba
En dépit des éternités d’évolution
et des progrès considérables en matière de connaissance scientifique, l’homme
n’a pas été capable de faire des progrès significatifs envers Dieu et ce, à
cause de l’absence d’efforts énergiques dans le domaine spirituel. Sans
pratique spirituelle, la lecture de livres religieux et l’écoute de discours
spirituels n’ont aucune valeur. L’étude des ‘Upanishads’ et des ‘Shastras’
(science spirituelle) et la récitation des Noms de Dieu peuvent être de bonnes
actions en elles-mêmes. Mais, s’il n’y a pas l’Amour, qui est la base de toutes
les ‘Sadhanas’ (disciplines spirituelles), elles n’ont aucune utilité.
L’Amour renforce nos énergies physiques, mentales et spirituelles. Les actes de
dévotion sans Amour n’ont aucune utilité.
Baba
Lundi 30 juin 2008
Lorsque les obstacles sont supprimés
sur le chemin de la Vérité, la délivrance est atteinte. C’est pourquoi ‘Moksha’
(la libération) est quelque chose qui peut être gagnée ici et maintenant.
Pour cela, nous n’avons pas besoin d’attendre la dissolution du corps physique.
L’action ne doit pas être ressentie comme un fardeau, car ce sentiment est un
signe certain qui indique que vous allez à contre courant. Aucune action qui
vous aide à progresser ne pèsera lourdement sur vous. C’est seulement lorsque
vous allez à l’opposé de votre nature la plus profonde que vous éprouvez ce
fardeau. Le moment arrive où vous jetez un regard en arrière sur vos
accomplissements et soupirez en constatant leur futilité. Confiez votre mental
au Seigneur, avant qu’il ne soit trop tard, et laissez-Le le façonner comme Il
l’entend.
Baba
