
Sanathana
Sarathi – Mai 2008
2ème de
couverture
Lorsque
vous atteignez la proximité de Dieu et bénéficiez de Son Amour, vous devenez
vous-mêmes Dieu. Ceci est la vraie recherche. Par conséquent, vous ne devriez
entreprendre aucune autre pratique pour atteindre la Divinité. Vous devriez
uniquement développer les sentiments d’Amour qui sont en vous. Ceci vous
transformera en un être Divin.
Baba

Sanathana
Sarathi – Mai 2008
Page 134 à 140
Discours N° 10 du
13 avril 2008
« Avatar
Vani – Discours du nouvel An Tamil »
Faites du Nom
de Rama
votre souffle
de vie
« La
terre dont les fils sont connus pour leur renommée dépasse tous les autres
continents.
La terre dont les héros
mettent en fuite les envahisseurs et les conquérants pour atteindre la liberté.
La terre renommée dont les
fils de sagesse et les érudits sont la gloire de la planète.
Cette terre est une terre de
saints, de poètes, de chanteurs et de danseurs divins.
Ô fils de Bharat (l’Inde),
allez de l’avant, soutenez votre héritage et soyez digne de votre glorieux passé. »
(
Poème Télougou )
Il est
impossible de décrire la grandeur et la gloire de la terre de Bharat.
Même aujourd’hui, il y a beaucoup d’hommes riches et de grands leaders dans ce
pays. Mais, à quoi servent-ils s’ils ne sont pas prêts à renoncer à leur
avidité et à consacrer leur vie au service des nécessiteux ? Nés sur cette
terre sacrée, les Bharatiyas devraient essayer de sanctifier leur vie en
servant les pauvres et les nécessiteux.
Développez la confiance
dans le Soi
Le
médecin et le juge qui ont parlé précédemment, vous ont parlé de Swami
et de Sa Mission. Mais leurs paroles étaient plus apparentées aux choses de ce
monde qu’à la spiritualité. On peut acquérir toutes sortes d’éducations, mais
sans la connaissance spirituelle, tout cela n’est que pur gaspillage.
Aujourd’hui, les gens ont tout sauf la confiance dans le Soi. Dans l’expression
‘confiance dans le Soi’, le ‘Soi’ se réfère à ‘Je’. Quelle est la signification
de ‘Je’ ? Ce qui ne peut pas être vu avec les yeux physiques ou entendu
par les oreilles physiques ou compris au niveau physique est ‘Je’. Il est
Divin, favorable et imprègne tout sous la forme de ‘Chaitanya Shakti’
(le pouvoir de la Conscience). Tous les êtres dans l’Univers sont la Création
de Dieu. Il n’y a rien en ce monde qui ne soit pas Divin. Les gens font des
différences entre une chose et une autre. Ceci est une grave erreur. Tous sont
‘Un’. « Ekam Sath Viprah Bahudha Vadanti » (la Vérité est Une,
mais les sages s’y réfèrent par différents noms). Il n’y a pas de seconde
entité dans ce monde. « Avec Ses mains, Ses pieds, Ses yeux, Sa tête,
Sa bouche et Ses oreilles pénétrant tout, Dieu imprègne l’Univers entier. »
Il n’y a personne en ce monde chez qui Dieu n’est pas présent. Tout est
imprégné par la Divinité. Personne n’a le droit de dire que ceci est Divin et
que cela ne l’est pas. Dieu est présent, même dans les difficultés, les peines
et les souffrances. Bien que nous ayons la capacité de comprendre ce Pouvoir
Divin, malheureusement, nous ne l’utilisons pas. Lorsque nous observons le
scénario naturel qui se déroule autour de nous, nous voyons de vastes étendues
de terre et un grand nombre de fleuves et de rivières tels que la Yamuna, le
Gange, le Pinakini, la Cauveri, le Tungabhadra, la Godavari, la Saraswati,
etc...En dépit de ces vastes territoires et de ces nombreux fleuves et
rivières, il y a pénurie de nourriture. Quelle en est la raison ? La
raison est que l’homme ne fait pas un usage correct de son pouvoir inné et de
ses potentialités. A la place, il abuse de ses pouvoirs et gaspille son
intelligence. S’il faisait des efforts dans la bonne direction, il pourrait
tout accomplir.
Vous
devriez avoir la foi que tout ce que vous voyez en ce monde est un aspect de la
Divinité. Il n’y a rien d’autre que cela. En ce monde, seul le ‘Un’ existe et
il n’y a pas de second. Nous sommes incapables de comprendre cette Vérité et
souffrons à cause de beaucoup de nos idées fausses. Nous sommes prêts à croire
tout ce que les autres écrivent dans les livres, mais personne n’est prêt à
croire en son propre Soi. Les gens croient en toutes sortes de choses excepté
dans le ‘Soi’. A quoi sert-il de tout avoir excepté d’avoir confiance dans le
Soi ? Si seulement vous aviez confiance dans le Soi, vous pourriez tout
accomplir. Il n’y a rien en ce monde que vous ne puissiez pas accomplir. Vous
devriez faire des efforts pour reconnaître le Principe du Soi qui est Divin,
favorable et toujours nouveau. Mais aujourd’hui, l’homme ne s’efforce pas de se
connaître lui-même. Lorsque nous demandons à quelqu’un qui il est, il nous
donne le nom que lui ont donné ses parents. Si vous posez la même question à
Dieu, Il vous répondra : « Aham Brahmasmi » (Je suis Brahman).
Comme nous sommes incapables de reconnaître la Vérité, nous empruntons le
mauvais chemin et n’obtenons que la confusion. Nous ne faisons pas l’effort de
connaître ce que nous sommes supposés connaître. D’un autre côté, nous essayons
de connaître ce qui n’est pas possible pour nous de connaître au moyen de nos
sens. Est-il possible de connaître la Divinité qui imprègne tout ? C’est
impossible. Quoi qu’il arrive, reconnaissez que cela arrive par la Volonté de
Dieu. Toutes les différences sont nées de nos propres sentiments du mien et du
tien. En fait, il n’y a pas de différence entre vous et Moi. Vous et Moi sommes
‘Un’ (forts applaudissements). Ne pensez pas que Dieu existe séparément dans un
endroit particulier. Pensez que vous êtes Dieu. Vous n’êtes pas le corps.
« Le corps est semblable à une bulle d’eau. Le mental est comme un
singe fou. » L’intellect est hésitant. Par conséquent, vous n’êtes ni
le corps ni le mental ni l’intellect. Vous êtes vous. Vous devriez faire des
efforts corrects pour connaître cette Vérité.
Dasaratha adhéra toujours à la Vérité
Demain
c’est ‘Rama Navami’. C’est le jour où Rama est né. Il y a une
histoire à ce sujet. Dans le Treta Yuga, le roi Dasaratha régnait
sur Ayodhya. Il se maria à Kausalya qui était la fille du roi de Kosala.
Quelque temps après, elle donna naissance à une fille. Elle fut appelée Santha.
Mais Dasaratha n’était pas satisfait par la naissance d’une fille et il
désirait un garçon. Donc, il la confia à un ami qui l’adopta. Après cela, il
n’eut pas d’autre enfant. Par conséquent, il désira épouser une autre femme.
Conformément à l’usage courant de cette époque, il dut en demander la
permission à sa première épouse, avant de se marier avec la suivante. Donc, Dasaratha
alla voir Kausalya et lui dit : « Je pense me marier à
nouveau ! » Elle répondit : « Certainement, vous
pouvez le faire conformément à votre désir. » Après avoir obtenu la
permission de Kausalya, il se maria avec Sumitra, dans l’espoir
d’obtenir un fils. Mais elle aussi ne donna pas naissance à un enfant. Par
conséquent, le roi Dasaratha devint très soucieux. Dans le même temps,
il reçut l’information que le roi de Kekaya avait une fille merveilleuse
du nom de Kaikeyi. Il contacta le roi de Kekaya et lui dit que,
bien qu’il avait déjà deux épouses, il désirait se marier avec sa fille. Il
disait toujours la Vérité. « Sathyannasti Paro Dharma » (Il
n’y a pas de plus grand ‘Dharma’ que celui d’adhérer à la Vérité). Il ne
mentait jamais. Il expliqua tout en détail au roi de Kekaya. Alors ce
dernier lui dit : « Vous avez déjà deux épouses et elles ne vous
ont pas donné d’enfant. Maintenant vous voulez une troisième épouse. Je peux
vous donner ma fille en mariage à la condition que le fils qui naîtra de cette
union soit l’héritier de votre royaume. » Dasaratha accepta
cette condition.
Par
conséquent, le mariage fut célébré avec de grandes réjouissances. Cependant,
même avec le passage du temps, Kaikeyi ne porta pas non plus d’enfant.
Alors Dasaratha décida de faire le ‘Putrakameshti Yajna’ comme le
désiraient ses amis. Le sage Rishyasringa arriva à Ayodhya avec
sa femme Santha pour conduire le ‘Putrakameshti Yajna’. Lorsque
les offrandes furent faites dans le feu sacrificiel avec le chant des Mantras
appropriés au Yajna, un être merveilleux sortit du feu et offrit à Dasaratha
un plateau contenant un ‘Payasam’
(gâteau sucré) avec l’instruction de le distribuer en parts égales à ses
reines. Agissant en conséquence, Dasaratha distribua le ‘Payasam’
à Kausalya, Sumitra et Kaikeyi. Kausalya et Kaikeyi emmenèrent
leur part de gâteau respective dans leur pièce de Puja. Toutes les deux
étaient heureuses en pensant que leur fils serait le futur roi d’Ayodhya.
Kaikeyi pensait que Dasaratha couronnerait son fils conformément à
la promesse qu’il avait faite au moment de son mariage. Kausalya pensait
qu’elle était la première épouse et que par conséquent son fils avait le droit
de devenir le roi. Mais Sumitra n’avait pas de telles revendications.
C’était un modèle de vertu. Son nom ‘Su – mitra’ signifiait qu’elle
était l’amie de tous. Elle emporta sa part de gâteau sur sa terrasse et la
déposa sur le mur pendant qu’elle faisait sécher ses cheveux au soleil.
Soudain, un aigle fondit sur la part de gâteau et l’emporta sur une montagne. Anjana
Devi trouva la part de gâteau et la mangea. En conséquence, elle tomba
enceinte et donna naissance à Hanuman.
Lien d’Amour entre Rama
et Lakshmana, Bharata et Satrughna
Sumitra
descendit en courant et informa Kausalya et Kaikeyi de ce qui
venait de lui arriver. Kausalya et Kaikeyi vinrent à son secours
et partagèrent leur part de gâteau avec elle. Kausalya donna la moitié
de sa part à Sumitra et Kaikeyi fit de même. En temps utile, Kausalya
donna naissance à Rama et Kaikeyi à Bharata. Quant à Sumitra,
elle donna naissance à Lakshmana et Satrughna. Kausalya et
Kaikeyi avaient chacun un fils, alors que Sumitra en avait deux.
Lorsque nous en recherchons la raison, nous pouvons en comprendre le mystère
caché. Les fils de Kausalya et de Kaikeyi étaient heureux et jouaient
dans leur berceau, alors que les fils de Sumitra pleuraient tout le
temps et refusaient de boire du lait. Sumitra ne comprenait pas les
raisons de leurs cris et essaya en vain différentes sortes de Yantras,
Mantras et Tantras (Schémas mystiques, incantations et doctrines
ésotériques) pour les calmer. Finalement, elle alla voir le sage Vasishtha
et lui expliqua la fâcheuse situation. Le sage Vasishtha ferma les yeux.
Sa vision ‘yogic’ lui permit de connaître la vérité. Il dit à Sumitra :
« Comme vous avez mangé du gâteau sacré offert par Kausalya, vous avez
donné naissance à Lakshmana qui est un ‘Amsa’ (une partie de Rama. De même,
Satrughna est né de la part de gâteau que vous a offert Kaikeyi. Ainsi, il est
une partie de Bharata. Mettez Lakshmana aux côtés de Rama et Satrughna aux
côtés de Bharata. Alors, ils s’apaiseront. » Sumitra suivit les
instructions de Vasishtha et Lakshmana et Satrughna arrêtèrent
de pleurer et commencèrent à jouer paisiblement dans leurs berceaux. Ceci est
la base de liens intimes qui existaient entre Rama et Lakshmana,
Bharata et Satrughna.
Puisque
les deux fils de Sumitra, à savoir, Lakshmana et Satrughna
étaient toujours en compagnie de Rama et Bharata, elle n’avait
pas grand chose à faire. De temps en temps, elle allait voir Kausalya et
Kaikeyi pour voir comment ses fils jouaient avec leurs frères aînés. De
cette manière, les quatre fils de Dasaratha grandirent dans un
environnement d’Amour et de bonheur. Sumitra était très heureuse parce
qu’elle pensait que son fils Lakshmana servirait Rama et que Satrughna
servirait Bharata lorsqu’ils seraient grands.
Les
quatre frères grandirent et devinrent des jeunes hommes d’une grande bravoure
et étudièrent sous les soins aimants de leurs parents et du Guru Vasishta.
Lorsque Rama et Lakshmana allèrent protéger le Yajna du
sage Viswamitra, ce dernier les emmena à la cour du roi Janaka
pour participer au ‘Swayamvar’ (cérémonie pour sélectionner un fiancé
pour la future mariée) de sa fille Sita. Là, Rama banda l’arc de Siva
et gagna la main de Sita. Le mariage de Rama et Sita fut
l’occasion de grandes réjouissances à Mithila. Les gens de Mithila
chantèrent de joie, en accueillant tous les témoins au mariage de Sita et
Rama.
« Bienvenue
à tous au mariage de Rama !
Ensemble, nous serons
les témoins de cette joyeuse cérémonie.
Beaucoup de
personnes sont déjà rassemblées, ornées de leurs plus belles parures.
Les femmes
portent des colliers de pierres précieuses resplendissantes.
Aujourd’hui,
Rama attachera le nœud au poignet de la merveilleuse Sita.
Oh ! Quel
merveilleux couple forment-ils ! »
(
Poème Télougou )
Les
femmes du royaume arrivaient pour participer au mariage et chantaient
joyeusement :
« Venez
participer au mariage de Rama et Sita.
Sa vue vous conférera
de grands mérites.
Bénis soient
ceux qui voient cette cérémonie.
Oh ! Venez
tous découvrir avec joie ce mariage sacré. »
(
Poème Télougou )
Après le
mariage, comme les participants retournaient à Ayodhya, ils entendirent
un bruit assourdissant. Comme ils s’étonnaient et se demandaient d’où venait ce
vacarme, le sage Parasurama apparut et se mit à hurler : « Qui
est celui qui a brisé l’arc de Siva ? » Rama répondit :
« C’est Moi qui est fait cela. » « S’il en est ainsi,
laissez-moi voir si vous pouvez briser mon arc ? » En disant
cela, il remit son arc dans les mains de Rama. Rama brisa l’arc de Sa
seule main gauche. Voyant cela, Parasurama offrit ses salutations à Rama
et Lui remit ses deux ‘Kalas’ (splendeurs). Rama était déjà doté
de douze ‘Kalas’. Ainsi, Rama brillait de Ses douze ‘Kalas’ plus
des deux ‘Kalas’ de Ses frères et des deux supplémentaires offert par Parasurama.
C’est pourquoi Il brillait des seize ‘Kalas’ de ‘Virat Puruha’
(l’Être Cosmique). Avec le renoncement de Parasurama, le pouvoir de Rama
devint absolu et total.
Rama confirme la parole de
Son père
En temps
utile, Dasaratha réalisa qu’il était devenu vieux et qu’il était temps qu’il
couronne l’un de ses fils comme héritier de son royaume. Puisque Rama
était le premier de ses quatre fils et avait toutes les qualités pour devenir
un digne souverain du royaume, il pensa à le couronner comme héritier du
royaume. Cette nouvelle fut reçue par les sujets du royaume avec une grande
joie et un grand bonheur, parce que tous pensaient que Rama était le
mieux adapté pour assurer la direction du royaume.
Lorsque Manthara
(la servante de Kaikeyi) entendit cette nouvelle, elle alla voir Kaikeyi
et lui rappela les deux avantages que Dasaratha lui avait accordé. Elle
lui suggéra de demander à Dasaratha que Bharata soit couronné
héritier du royaume et que Rama soit envoyé dans la forêt pendant 14
ans. Bien que Kaikeyi aima Rama plus que Bharata, elle se
laissa influencer par les mauvais conseils de Manthara. Elle enleva tous
ses bijoux, se retira dans sa chambre et entra dans une violente colère.
Entendant cela, Dasaratha entra dans la chambre de Kaikeyi et lui
demanda la raison de cette colère. Lorsque Kaikeyi lui rappela les deux
avantages qu’il lui avait accordé précédemment, Dasaratha en fut très affligé. Il fut particulièrement
peiné lorsque Kaikeyi persista dans sa demande d’exiler Rama dans
la forêt pendant 14 ans. Quant à Rama, Il accepta immédiatement d’aller
dans la forêt pendant 14 ans pour réaliser la promesse faites par son père à Kaikeyi.
Mais lorsque Lakshmana entendit cela, il se mit très en colère. Dans un
accès de rage, il pensa même à tuer Kaikeyi et Manthara. Rama
le calma en lui disant que c’était leur devoir primordial de suivre les ordres
de leur père et qu’ils ne devaient rien faire pour enfreindre ces ordres.
Kaikeyi
voulait que Rama parte immédiatement dans la forêt. Lakshmana
et Sita décidèrent également de suivre Rama. Lakshmana se
rendit chez sa mère Sumitra et lui demanda ses bénédictions et la permission
de servir Rama dans la forêt. Sumitra fut très heureuse
d’apprendre que Lakshmana suivrait Rama pour Le servir. Ensuite, Lakshmana
alla voir sa femme Urmila. Au moment où il entrait dans sa chambre, elle
était en train de peindre un tableau. C’était une grande artiste. Lakshmana
lui demanda ce qu’elle était en train de peindre. Elle répondit qu’elle était
en train de peindre le couronnement de Rama. En entendant cela, Lakshmana
lui dit que Rama ne serait pas couronné et qu’il irait dans la forêt
pendant 14 ans. Il l’informa également qu’il avait décidé de suivre Rama
dans la forêt pendant 14 ans. Urmila admira son noble désir de servir Rama
et dit : « Protégez Rama et Sita de la même façon que les
paupières protègent les yeux. Ils sont tout pour vous. Considérez-les comme
votre père et votre mère. Ne cessez jamais de les servir. Ne pensez jamais à
moi ne serait-ce qu’un instant dans la forêt pendant ces quatorze années. Seuls
Sita et Rama devraient prédominer dans votre mental. » En disant cela,
elle lui offrit ses salutations.
Sita
et Rama montèrent dans un char et partirent pour la forêt. Dasaratha
courut après le char en disant : « Ô Rama ! Attendez un
instant. Laissez-moi contempler encore un instant votre forme merveilleuse. De
toute façon, je ne peux pas vous empêcher de partir. » Le choc de la
séparation de Rama fut également difficile à supporter pour Dasaratha.
Il cessa de manger et refusa même de boire ne serait-ce qu’une goutte d’eau.
Sans cesse, il répétait : « Rama, Rama, Rama... » De cette
façon, il se souvenait de Rama à chaque instant, puis il quitta son
corps. Tout ceci arriva, parce qu’il y avait une raison cachée derrière cela et
il en fut ainsi.
Un jour, Dasaratha
alla dans la forêt pour chasser. Comme il arrivait près d’un ruisseau, il
entendit un bruit et pensa que c’était un animal sauvage qui était en train de
boire. En entendant ce bruit, il tira une flèche dans cette direction. Cette
flèche frappa Sravana Kumar qui était venu au ruisseau pour y puiser de
l’eau afin d’étancher la soif de sa vieille mère et de son père qui était
aveugle et sans ressource. Il était le seul soutient de ses parents et les
transportait avec lui, de pèlerinage en pèlerinage, dans un ‘Kavadi’
(une tige de bambou avec un panier à chaque bout). Lorsque Dasaratha réalisa ce qu’il avait fait, il fut
frappé de chagrin d’avoir causé la mort du fils unique de ces vieux parents.
Avant de mourir, Sravana Kumar lui demanda de donner de l’eau à ses
vieux parents. Lorsque Dasaratha informa les vieux parents de la mort
tragique de leur fils, ils furent submergés par un inconsolable chagrin et le
maudire en lui disant qu’il mourrait également d’une mort tragique à cause du
départ de son fils. C’est ce qui arriva à Dasaratha. La malédiction
prononcée par de nobles âmes ne peut pas être annuler.
Chantez constamment le Nom
de Rama
Lorsque Rama
retourna à Ayodhya après 14 années d’exil, tous les habitants d’Ayodhya
l’accueillirent joyeusement en chantant Sa gloire et Son Nom. Dans Bharat
(l’Inde), il n’y a pas de village sans temple de Rama ou une personne
qui ne connaisse pas le Nom de Rama. Partout, nous entendons le Nom de Rama.
Bien que des milliers d’années se soient écoulées, le Nom de Rama est
aussi frais et nouveau aujourd’hui qu’il l’était jadis. Le Nom de Rama
donne de la joie à tous. Même lorsque vous questionnez une vieille femme, elle
vous répondra : « Je ne suis plus capable de prononcer aucun autre mot,
mais je chante constamment le Nom de Rama. » Vous ne trouverez
personne dans un village qui ne connaît pas le Nom de Rama. Il n’y a pas
de village sans un temple de Rama. Même si les gens ne sont pas capables
de construire un grand temple, ils érigent un petit abri recouvert de quelques
plaques de tôles et y installent l’idole de Rama. Même après le passage
de milliers d’années, le Nom de Rama est connu partout et Rama
est révéré et adoré par les gens.
De nos
jours, même en Russie les gens chantent le Nom de Rama. En fait Son Nom
est répandu aux quatre coins du monde. Le Nom de Rama est le joyau le plus
précieux de tous les Noms. Tout le monde peut facilement chanter Son Nom. Par
conséquent, quelle que soit la tâche que vous soyez en train de faire, vous
devriez constamment chanter le Nom de Rama en accomplissant cette tâche.
Ce n’est pas suffisant d’adorer Rama uniquement le jour de Son
anniversaire. Lorsque vous marchez dans la rue ou lorsque vous êtes sur le
chemin du collège, vous devriez chanter tout le temps le Nom de Rama. Le
Nom de Rama devrait devenir votre souffle de vie.
Discours Divin de Bhagavan dans le Saï
Kulwant Hall de Prasanthi Nilayam le 13 avril 2008, pour le jour de l’An
Tamil

Sanathana
Sarathi – Mai 2008
Page 146
L’homme
doit toujours avoir de bonnes pensées. C’est seulement alors que son mental peut
être équanime. C’est seulement une question de discipline mentale, difficile au
début, mais une fois maîtrisée, vous serez capables de surmonter tous les
ennuis et tous les soucis. Un mental calme est nécessaire pour chaque aspirant qui va de l’avant, c’est l’une de ses
qualités bénéfiques. Un tel mental donne une vraie force et un vrai bonheur.
Efforcez-vous de l’atteindre, bien que vous puissiez échouer sept fois, vous
êtes assurés de remporter le succès la huitième fois, si vous refusez de vous décourager
Baba

Sanathana
Sarathi – Mai 2008
Page 147 à 158
Discours N°11 du 16
juin 1996
« Amrita
Dhara » (Courant d’ambroisie)
Idéaux Divins
de la Culture
Indienne
Dans Son immense compassion, Bhagavan prononça
des discours quotidiens, pendant un peu plus de deux mois, dans le Saï
Kulwant Hall de Prasanthi Nilayam, à partir du 16 juin 1996. Ces discours
couvrirent une grande variété de matières spirituelles d’utilité pratique pour
l’homme moderne et survolèrent le riche héritage culturel de Bharat
(l’Inde) qui est enraciné dans les Vedas. Comme les lecteurs le
constateront, ces discours sont un riche trésor qui élève la conscience
spirituelle de l’âme et peuvent enrichir, illuminer et transformer le genre
humain. A partir de ce numéro qui transcrit le premier discours de Bhagavan
prononcé le 16 juin 1996, le « Sanathana Sarathi » publiera de
temps en temps ces discours qui sont fort à propos nommés ‘Amrita Dhara’ (courant
d’ambroisie).
Incarnations de l’Amour, Etudiants !
On peut
posséder la beauté, la noblesse, la bonté, la fraternité, mais tout ceci est
inutile sans la culture. Une vie sans culture est comme un temple sans déité,
un champ sans eau, une ampoule sans courant électrique. Comment ce type de vie
peut-il parvenir à la Paix et au bonheur dans ce vaste monde ?
Progrès scientifique dans
l’Inde ancienne
Aujourd’hui,
des pays comme les Etats-Unis et la Russie peuvent être fiers de leur position
dans la politique des nations, en raison de leur puissance et de leur rang dans
les progrès de la recherche, dans les différents domaines et les grands progrès
scientifiques. Tous les deux peuvent se vanter que leurs progrès dans les
domaines de la science et de la technologie sont inégalés par aucun autre pays
dans le monde. Mais Bharat (l’Inde) a non seulement accompli de grands
progrès en science depuis le temps des Vedas, mais elle les a également
mis en pratique et a présenté de grands idéaux. Ainsi, le Bharat
d’aujourd’hui plonge ses racines dans la période védique d’un passé lointain.
Les Mantras védiques sacrés (incantations), les puissants ‘Yantras’
(schémas mystiques) et les puissants ‘Tantras’ (doctrines ésotériques)
ont leurs origines dans les temps védiques. Les Vedas ont été les
Principes de vie de la vie spirituelle des Bharatiyas (Indiens).
Personne ne peut dire que Bharat a un passé historique ordinaire. Les Vedas
sacrés ont leur origine dans Bharat et ce sont les Bharatiyas qui
ont conservé les Vedas en vie en chantant leurs Mantras et en les
étudiant en profondeur. Le sage Viswamitra était un grand scientifique védique
qui découvrit la ‘Gayatri Mantra’. Non seulement cela, il inventa
également beaucoup d’armes puissantes comme des missiles de feu, des missiles
de lumière, etc... en utilisant l’énergie du soleil. Il offrit beaucoup de
telles armes au Seigneur Rama. Ceci arriva, il y a des milliers
d’années. Il démontra que les Bharatiyas n’étaient pas arriérés dans le domaine
de la science. En fait, les progrès scientifiques modernes atteints par de
nombreux pays reposent sur les inventions faites par les Bharatiyas,
grâce à leurs recherches et à leurs expérimentations du passé, mais par la
suite ils les abandonnèrent. Actuellement, certains pays étrangers réalisent
également des expériences sur les Mantras védiques.
Bharat
était le leader du monde, non seulement en science, mais également en
mathématique. Dans les temps anciens, beaucoup de principes mathématiques indiens
furent adoptés par les Romains. De cette façon, si nous examinons
soigneusement, nous constatons que Bharat était en avance dans beaucoup
de domaines. Mais, malheureusement, les Bharatiyas ne purent pas
correctement disséminer leur connaissance aux autres en raison d’une jalousie
réciproque et d’un manque d’unité parmi les Bharatiyas. Dans le domaine
des sciences médicales, le sage Bharadwaja de Bharat, fit de
nombreuses découvertes. En fait, ses découvertes dans le domaine de la
chirurgie sont à la base de beaucoup de découvertes modernes en chirurgie.
Amplitude et Universalité
de la Culture Indienne
En plus
de la connaissance scientifique, le monde a besoin de connaître le ‘Dharma’
(le Principe de l’Action juste), parce que, comme il est dit : « Dharmo
Rakshati Rakshitah » (Si vous protégez le Dharma, le Dharma vous
protégera). C’est le ‘Dharma’ qui protège le monde. Les Principes du ‘Dharma’
furent offerts au monde par l’empereur Manu. De même, le sage Gautama
offrit ‘Nyaya Sastra’ (le système de la logique) et Chanakya, Artha
Sastra (le système de rentabilité). Toutes ces philosophies ont leur
origine dans Bharat. De même, Bharat est la mine de tous les
pouvoirs des Mantras, Yantras et Tantras. Sans essayer de connaître les
grands pouvoirs et capacités de cette terre sacrée de Bharat, les
étudiants modernes se tournent vers l’occident pour leur éducation.
Non
seulement cela, Bharat est la terre où la féminité trouve sa gloire dans
des femmes comme Savriti qui put ramener son mari mort à la vie. Il est
nécessaire pour vous de connaître les pouvoirs et les capacités de Bharat.
Une autre femme indienne qui apporta la gloire aux femmes fut Sumati qui
réussit même à empêcher le soleil de se lever afin de sauver son mari de la
mort. Les hommes et les femmes de Bharat ont montré de tels grands
pouvoirs des temps anciens jusqu’à aujourd’hui. Personne ne peut dire que Bharat
est la terre d’une culture ordinaire. Sa culture est aussi vaste et illimitée
que l’océan. Si nous essayons de pomper dans l’océan à l’aide d’un grand nombre
d’énormes tuyaux, le niveau de ses eaux ne décroîtra pas ne serait-ce que d’un
pouce. Enormément d’eau s’évapore chaque jour de l’océan grâce à la chaleur des
rayons du soleil, mais le niveau de l’océan ne baisse pas pour autant. De même,
beaucoup de fleuves peuvent se jeter dans l’océan, mais cela ne provoque pas
l’élévation de son niveau. La culture indienne est comme l’océan qui n’est pas
affecté par les influences des facteurs extérieurs. Elle est toujours
équilibrée et immuable. « Samatvam Yogamuchyate »
(l’équanimité est considérée comme le vrai Yoga). Bien que la culture Bharatiyas
fut soumise à de nombreux dangers, elle résista à tous et elle est aussi
ardente aujourd’hui, qu’elle l’était dans le passé. Beaucoup de pays ont essayé
de détruire cette culture, mais aucun n’a été capable de l’ébranler.
De ce
fait, la culture indienne représente la forme éternelle de l’Atma. Mais
les gens de beaucoup de pays d’outre-mer ne lui donne pas l’importance qui lui
est dû. Même les Bharatiyas font la même chose. Ils limitent son
importance en l’interprétant comme une ‘façon de vivre’. Dans cette définition,
quelle est la signification de ‘vivre’ ? Nous devrions également
comprendre la signification du terme ‘façon’. ‘Vivre’ suggère le caractère
sacré et favorable. Il confère à l’homme toutes sortes de caractères sacrés,
l’idéalisme, le confort et le bonheur. Chaque indien devrait comprendre ce
principe de culture. Cependant, la portée de la culture Bharatiyas ne se
limite pas seulement à Bharat. Elle constitue la fondation de toutes les
cultures du monde, car elle offre le message à l’humanité et enseigne au genre
humain à vivre ensemble heureux, dans l’unité et l’harmonie. Les gens peuvent
être nés dans différents pays, ils peuvent avoir différentes couleurs, formes
et noms, mais tous appartiennent à la même race humaine. Partout où nous
pouvons aller, nous trouvons la même race humaine, sans aucune différence
d’aucune sorte. Ceci est le principe de base de la culture Bharatiyas.
Non seulement
cela, mais la culture Bharatiyas a donné beaucoup de langues et de
systèmes philosophiques au monde. Elle a donné au monde un système économique
idéal qui peut résister à beaucoup de hauts et de bas. Chanakya présenta
un système économique idéal dans son célèbre ouvrage ‘Artha Sastra’. Le
pays est en prise à beaucoup de problèmes économiques parce qu’il a ignoré les
principes présentés par Chanakya. La base du système économique de Chanakya
est le principe de ‘Daivanveshana’ (la découverte de Dieu). Dans un
premier temps, beaucoup d’autres hommes apprirent à l’interpréter comme
‘recherche’. Mais ce n’est pas la vraie signification. Où rechercher Dieu qui
est présent partout ? Qui peut chercher Celui qui est immanent en chaque
être ? Comment faire pour chercher Dieu ? Il ne peut pas être atteint
par les pratiques spirituelles comme ‘Japa’ (la récitation du Nom), ‘Dhyana’
(la méditation), les ‘Bhajans’ (chants dévotionnels) ou l’adoration.
Tous sont des actes nobles qui vous aident à stabiliser le mental.
Pour voir Dieu, il faut
supprimer le voile des mauvaises qualités
Qu’entend-t-on
réellement par découverte de Dieu ? Se délivrer de l’attachement, de la
haine et de l’orgueil est ce qui nous conduit à trouver Dieu. Lorsque le feu
brûle, des flammes s’élèvent. Si nous ignorons le feu, il se recouvrira de
cendre. Comment enlever cette cendre ? En fait, d’où cette cendre
vient-elle ? Elle vient du feu et a recouvert le feu. De même, d’où les
nuages viennent-ils ? Ils proviennent des rayons du soleil. Les nuages qui
sont nés des rayons du soleil recouvrent le soleil. De la même façon, si vous
n’utilisez pas l’eau d’un puits, la mousse commence à se former à sa surface et
quelque temps après, cette mousse recouvre l’ensemble de l’eau. De même,
lorsque les yeux développent la cataracte, elle gêne la vue. D’où vient la
cataracte ? Elle vient uniquement des yeux, pas d’autre part. La cendre
qui vient du feu devrait être chassée pour découvrir le feu. Lorsque la cendre
est enlevée, le feu redevient visible. De même, lorsque la force du vent chasse
les nuages, le soleil redevient visible, il ne naît pas à nouveau. Lorsque la
mousse est déplacée, l’eau redevient visible. Et, lorsque la cataracte est
supprimée, votre vision est restaurée. De la même façon, l’attachement, la
haine et l’orgueil camouflent la Divinité de l’homme. Donc, si nous supprimons
notre attachement, notre haine et notre orgueil, alors la Divinité qui est
immanente en nous, redeviendra visible. C’est ce que les textes sacrés de Bharat
ont conseillé de faire aux gens depuis les temps anciens.
Dans
l’Inde ancienne, tout le monde connaissait le Sanskrit. Avec le temps,
le Sanskrit a décliné. Tous les grands enseignements de Bharat et
la totalité de son histoire sont uniquement contenus dans le Sanskrit.
Malheureusement, les gens ne sont pas informés de ce grand et riche trésor de Bharat.
Aujourd’hui, les Bharatiyas sont ignorants de leur Divinité et réalité,
parce qu’ils ont oublié leur culture qui conserve précieusement cette
connaissance suprême. Aujourd’hui, l’homme est assailli par les désirs
mondains. L’aspiration à la réalisation de leur Divinité intérieure est en
déclin. Par conséquent, d’abord et avant tout, l’homme devrait développer une
aspiration intérieure, car tout ce qui est extérieur est éphémère et momentané.
Chers
étudiants ! Vous êtes tous des jeunes hommes et des jeunes femmes. C’est à
cet âge que les vagues des désirs sont les plus fortes et les plus puissantes.
C’est pourquoi Adi Sankara a dit : « Ne soyez pas fier de votre
richesse, de votre progéniture et de votre jeunesse. La vague du temps peut les
détruire en un instant. »
Pourquoi
devrait-on être fier de sa jeunesse ? Elle arrive au début de la vie,
demeure un bref instant et s’en va. Mais, nous considérons cette étape
transitoire de notre vie comme permanente. Par contre, ce qui nous offre un
bonheur permanent, nous le considérons comme éphémère. Nous ne devrions pas
agir de cette manière. Toute l’éducation que nous acquérons devrait nous
apporter le raffinement. Mais, en raison de l’effet du Kali Yuga (l’âge
de fer), même les gens éduqués considèrent l’acquisition de l’éducation laïque
comme le but principal de la vie humaine. Un jour, Sankaracharya vint à Kasi
(Varanasi) avec ses disciples. Là, il vit un vieux Brahmin qui
répétait : « Dukrun Karane, Dukrun Karane... » en
apprenant les règles de la grammaire Sanskrit écrites par le célèbre
grammairien Panini. Lorsque Sankaracharya l’entendit répéter
cette phrase sans arrêt, il pensa que cet homme était stupide de s’engager dans
la poursuite d’un tel but. Car, par l’apprentissage de ces seules règles de
grammaire, il ne pouvait rien atteindre de louable. Il s’étonna et se demanda
pourquoi il gaspillait son temps pour acquérir ce type d’éducation. Aussi, il
lui demanda : « Ô homme stupide ! Comment cet apprentissage
pourra-t-il te libérer ? Comment la répétition de ‘Dukrun Karane,
Dukrun Karane...’ te protégera-t-elle ? » Après cela, il récita
son célèbre ‘Sloka’ (verset) : « Ô homme
stupide ! Chante le Nom de Govinda. Les règles de grammaire ne viendront
pas à ton secours lorsque ta fin approchera ! »
Il n’y a
rien de mal à apprendre la grammaire. D’ailleurs, la grammaire de la langue Sanskrit
écrite par Panini est très précieuse. En fait, l’existence d’une langue dépend
beaucoup de la grammaire. Mais, ce n’est pas de la grammaire dont l’homme a
besoin aujourd’hui. En fait, il y a eu tant de déformations dans le langage,
que le langage lui-même n’est pas resté un vrai langage. En aucun cas,
l’apprentissage des règles de grammaire n’aidera ni ne protégera l’homme.
L’homme devrait constamment chanter le Nom Divin de Govinda (le Seigneur
Krishna). Où vit Govinda ? Il est uniquement en vous. Il n’y
a pas d’endroit où Dieu ne réside pas. Il est présent partout. « Dieu
qui imprègne tout est présent à l’intérieur et à l’extérieur ! »
Dieu est à la fois présent en nous et hors de nous. Mais ceux qui n’ont pas
cette connaissance disent : « Je cherche Dieu ! »
Ceci est une pure folie. Dieu n’est pas le sujet à chercher mais le sujet à
réaliser. Votre Divinité se manifestera devant vous lorsque vous renoncerez à vos mauvaises qualités. Vos mauvaises
qualités ont recouvert votre Divinité. Lorsque vous les supprimerez, vous aurez
la vision de votre vraie forme.
L’homme est
le dépositaire de nombreux pouvoirs. Aujourd’hui, les scientifiques ont fait
beaucoup d’inventions. Les pouvoirs de ces inventions sont en fait immanent en
l’homme. Les scientifiques font des recherches sur des objets extérieurs. Ils
n’entreprennent pas de recherches intérieures. Supposez que nous prenions la
photo d’une personne à l’aide d’un appareil photos. Que nous montrera cette
photo ? Elle nous montrera les vêtements qu’elle porte. Elle nous montrera
également la couleur de ces vêtements. Elle nous montrera la forme extérieure
de cette personne, pas les organes intérieurs de son corps. Seul un appareil à
rayon x nous montrera ses organes intérieurs et ses os. Le type d’éducation que
nous avons aujourd’hui est semblable à l’appareil photos. Notre culture et la
spiritualité sont semblables aux rayons x qui nous montrent notre réalité
intérieure. La spiritualité est ce qu’il y a de plus important pour l’homme,
mais l’éducation moderne n’a aucun contenu éthique, religieux et spirituel.
Versez-vous des larmes pour
Dieu ?
Le sage Viswamitra
accomplit de grandes ‘Tapas’ (pénitences) et grâce à ces pénitences, il
inventa un grand nombre d’armes. Possédant des armes aussi puissantes, pourquoi
chercha-t-il refuge auprès de Rama ? Pourquoi sollicita-t-il l’aide
de Rama pour tuer les démons ? Il le fit parce qu’il était lié par
certaines règles. Il voulait accomplir un ‘Yajna’ et l’injonction est
que la personne qui accomplit le ‘Yajna’ ne doit s’adonner à aucune
sorte de violence pendant l’accomplissement du ‘Yajna’. Ayant fait le
vœu d’accomplir un ‘Yajna’, il ne lui était plus possible de nourrir des
sentiments de colère et de haine. Il devait être absolument pur. Par
conséquent, il avait besoin de l’aide de Rama. Mais qui est Rama ?
Ce n’est pas le fils de Dasaratha. « Celui qui fait plaisir est
Rama ! » C’est notre ‘Atmarama’ (Soi intérieur). Le
Principe de l’Atma est présent partout et en tout. C’est le pouvoir de
la Conscience Divine en l’homme. Il est immanent en chacun sous la forme de sa
conscience. Nous ne devrions jamais agir contre notre conscience. Considérez
ceci comme un commandement Divin.
Nous
faisons beaucoup d’efforts pour obtenir la vision de Dieu. Mais, il n’est pas
nécessaire de faire tous ces efforts. Si vous aimez Dieu de tout votre cœur,
c’est suffisant. Alors votre conscience se manifestera d’elle-même. Voici un
petit exemple :
Une mère
vaque à ses occupations après avoir couché son enfant. L’enfant s’endort. Mais
bientôt, il se réveille et commence à pleurer. Entendant les pleurs de son
enfant, la mère quitte son travail et accourt. Elle prend l’enfant dans ses
bras et l’enfant cesse de pleurer. De la même façon, en ce monde, l’homme
pleure pour obtenir l’aide de Dieu, lorsqu’il est victime de nombreux ennuis et
difficultés. Alors Dieu vient immédiatement. Quelle sorte de pleurs fait
accourir Dieu vers la personne ? C’est seulement lorsqu’elle aime Dieu et
Le prie de tout son cœur. Cette prière est sa façon de pleurer pour Dieu. Non
seulement cela, La mère vient en courant vers l’enfant sans considérer ‘Raga’
et ‘Tala’ (le mode et le rythme musical) avec lequel l’enfant pleure.
Les pleurs de l’enfant sont la seule chose qu’elle considère lorsqu’elle court
vers lui. Aujourd’hui également les gens pleurent. En fait, ils pleurent tous. Mais
ils pleurent pourquoi ?
« Les
gens pleurent à la naissance et au moment de mourir. Entre-temps, ils pleurent
pour beaucoup de choses. Pleurent-ils pour la rédemption du Dharma ?
Pourquoi pleurent-t-ils ? Pleurent-il pour pleurer ? »
(
Poème Télougou )
Aujourd’hui,
les gens pleurent, mais ils ne pleurent pas pour Dieu. C’est ce que disait Ramakrishna
Paramahansa. Quelqu’un lui demanda : « Swami, pouvons-nous
également avoir la réalisation que vous avez atteinte ? » Il
répondit : « Oui, certainement, vous pouvez l’atteindre. Vous
pouvez parler à Dieu comme je vous parle. Mais comment ? Vous
pleurez pour votre femme, vos enfants, pour votre travail, pour votre
situation. Mais pleurez-vous pour Dieu ? Si vous pleurez pour Dieu, à coup
sûr Dieu viendra se manifester devant vous. » Dieu n’a pas loin de
vous, Il est en vous. Mais vous n’êtes pas capables de reconnaître que Dieu est
en vous.
Réalisez votre Divinité
innée
De
nombreuses personnes portent des lunettes sur leur nez. elles les enlèvent
lorsqu’elles lavent leur visage et les remettent par la suite. Pouvez-vous
trouver vos lunettes si vous les cherchez ailleurs, alors qu’elles sont sur
votre nez ? Aujourd’hui, il en est de même pour l’homme. Il cherche ses
lunettes en disant : « Où sont mes lunettes ? Où sont mes
lunettes ? » Alors qu’il les a sur son nez. Ceux qui cherchent
Dieu qui est en eux se comportent comme des fous. Comment peut-on se chercher
soi-même ? Vous êtes Dieu vous-même. Dieu est présent partout. Il n’existe
rien sans Dieu. Il n’y a pas de son sans Dieu, il n’y a pas d’objet sans Dieu.
Dieu est immanent en chaque objet et en chaque personne. Comment pouvons-nous
Le reconnaître ? L’air nous entoure. Pouvez-vous le voir avec vos
yeux ? Non ! Vous ne le pouvez pas. Mais vous pouvez en entendre le
son avec vos oreilles. Pouvez-vous nier l’existence de l’air uniquement parce
que vous êtes incapables de le voir avec vos yeux ? Comment pourriez-vous
vivre s’il n’y avait pas d’air ? Il y a de l’air, mais il n’est pas
visible. Vous ne pouvez pas l’attraper. Mais vous ne pouvez pas dire qu’il
n’est pas là. De même, vous ne pouvez pas nier l’existence de Dieu uniquement
parce que vous n’êtes pas capables de Le voir avec vos yeux. Vous existez, Dieu
aussi. Vous êtes là uniquement parce que Dieu est là. Développez de plus en
plus cette foi en vous. Comment pouvez-vous atteindre Dieu si vous n’avez pas
la foi ? Ayez foi en vous. La foi en vous, c’est la foi en Dieu. Tel est
le secret de la grandeur. Si vous n’avez pas foi en vous-même, vous ne pouvez
pas avoir foi en Dieu. Alors, comment pouvez-vous atteindre Dieu ? Ceci
n’est pas possible même après de nombreuses naissances. Vous ne reconnaissez
pas le ‘Soi’ qui est en vous et le cherchez partout. Vous n’avez pas besoin
d’aller ailleurs. Vous n’avez pas besoin de chercher ailleurs. Les recherches
que l’homme fait actuellement sont également très particulières. Ce sont des
recherches artificielles, que ce soit dans le domaine matériel, scientifique ou
spirituel. Vos recherches devraient être imprégnées d’Amour. C’est la seule
méthode pour connaître Dieu. Sans Amour, tous vos efforts sont vains. Vous
recherchez seulement à des fins égoïstes et toute votre éducation est
uniquement destinée à gagner votre vie. Lorsque vous mènerez des recherches
avec le sentiment large de « Loka Samasta Sukhino Bhavantu ! »
(Puissent tous les peuples du monde être heureux !) Vous atteindrez
certainement votre objectif.
Aujourd’hui,
de nombreux pays mènent des recherches dans de nombreux nouveaux domaines scientifiques.
Mais ils ne sont pas nouveaux. Il y a des milliers d’années, Bharat était
très en avance dans beaucoup de domaines de recherche. Il y a bien longtemps
vivait Hiranyakasipu ! C’était un grand scientifique qui mena des recherches
sur les cinq éléments et les maîtrisa tous. Il atteignit même la lune et essaya
d’atteindre les étoiles. Il fit même une tentative pour déstabiliser l’étoile
polaire. Il en résulta que le monde fut plongé dans ‘Pralaya’ (une
dévastation totale). Y a-t-il aujourd’hui un scientifique qui puisse
l’égaler ? Les scientifiques modernes n’ont pas été capables de réaliser
ne serait-ce qu’un millième de ce qui a été réalisé, il y a des milliers
d’années. Les étudiants devraient comprendre le Pouvoir Divin de Bharat.
Même l’enfant Prahlada enseigna son père : « Ô père !
Vous avez conquis tous les mondes en un clin d’œil, mais à quoi cela vous
sert-il si vous n’êtes pas capable de conquérir vos sens et votre
mental ? » Quelle est l’utilité de toutes ces réalisations si
vous êtes incapables de contrôler vos sens ? Prahlada dit à son
père qu’il avait tout étudié et que son ‘Guru’ lui avait enseigné tous
les aspects de l’éducation. Lorsque Hiranyakasipu lui demanda ce qu’il
avait appris, Prahlada lui répondit :
« Père ! Les
enseignants m’ont appris beaucoup de choses. J’ai étudié tout ce qui est lié au
‘Dharma’ (à la Droiture) et à ‘Artha’ (la richesse) et beaucoup d’autres
Ecritures. J’ai étudié beaucoup de choses. En fait, j’ai compris la véritable essence
de l’Education. »
(
Poème Télougou )
Lorsque
son père lui demanda quelle était l’essence de l’Education, Prahlada
répondit que l’essence de l’Education était « Om Namo Narayana ».
‘Om’ est le son du ‘Pranava’ (le souffle de vie de la nature) qui
était présent dès le début de l’Univers. C’est le son primordial duquel les Vedas
ont émergé. Ce fut le sage Saraswata qui enseigna les Vedas et
les Upanishads à ses disciples pendant les temps védiques. « Ananto
Vai Veda » (les Vedas sont infinis). Les Vedas infinis
ont donné naissance aux lettres de l’alphabet Sanskrit. Les enfants
savent qu’il y a 26 lettres dans l’alphabets anglais ou français. Un grand
nombre de livres volumineux peuvent être écrits avec ces 26 lettres. Il y a
quatre cordes dans un violon, en utilisant ces quatre cordes, des centaines de ‘Ragas’
(mélodies) peuvent être jouées. Puisque la connaissance des Vedas était
acquise par les sages en les écoutant, elle fut appelée ‘Srutis’. Cela
désigne les textes qui ont été obtenus par l’écoute. Au commencement, seuls les
trois Vedas émergèrent. Ce furent le ‘Rig Veda’, ‘Yajur Veda’
et ‘Sama Veda’. Ensemble ils sont répertoriés en tant que ‘Trayee’
(connaissance par laquelle on peut atteindre le paradis). Le ‘Rig Veda
est sous la forme de Mantras. Quelle est la signification de ‘Mantra’ ?
« Manava Trana Sammilitam Iti Mantra » (Cela signifie :
Méditation sur ce qui est entendu et mis en pratique). Ceci est ‘Mantra’. Celui
qui fait les trois, à savoir, entendre, méditer et pratiquer est un véritable
être humain. C’est ce qu’il faut comprendre par : « L’étude
correcte du genre humain est l’étude de l’homme. » Il devrait y avoir
une totale harmonie entre la pensée, la parole et l’action. Ceci est le vrai ‘Mantra’.
Beaucoup de gens instruits ont enseigné ce Principe du ‘Mantra’.
Il y a un
immense pouvoir dans le ‘Mantra’. Il y a un grand pouvoir dans ‘Pranava’
(le souffle de vie de la nature). De quoi ‘Pranava’ est-il
constitué ? Il est constitué d’Akara, d’Ukara et de Makara,
représentés par les trois lettres A,U,M. Lorsque nous les chantons, les
trois sons se fondent en Un. Par exemple ‘God’ (Dieu en anglais) est un
mot. Comment épèle-t-on le mot ‘God’ ? Nous l’épelons G,O,D.
Ces trois lettres constituent le mot ‘God’ (Dieu). Chaque lettre a une
signification. Les trois lettres A,U,M indiquent les trois mots qui se
réfèrent à « Bhur Bhuvah Suvaha » dans la ‘Gayatri Mantra’.
Ces trois mots se réfèrent aux trois mots, à savoir, ‘Bhuloka’, ‘Bhuvarloka’
et ‘Suvarloka’. Où est ‘Bhuloka’ ? Les gens disent que ‘Bhuloka’
se réfère à ce monde. Ce n’est pas vrai. Il se réfère à la matérialisation,
c’est-à-dire au corps physique. Le corps ne peut pas se déplacer de lui-même,
il est inerte. ‘Bhuvah’ se réfère à la vibration, c’est-à-dire, au Principe
de vie. ‘Suvaha’ est le rayonnement, c’est-à-dire, ‘Prajnana’. Par
conséquent, « Bhur Bhuvah Suvaha » désigne l’unité du corps,
du Principe de vie et la Conscience Divine. ‘Bhuloka’, Bhuvarloka’ et
‘Suvarloka’ ne sont pas ailleurs, ils sont en vous. Vous n’êtes pas une
personne mais trois. La personne que vous pensez être, c’est-à-dire, le corps.
La personne que les autres pensent que vous êtes, c’est-à-dire, le mental et la
personne que vous êtes vraiment, c’est-à-dire, ‘Prajnana’ (Dieu). « Prajnanam
Brahma » (Brahman est la Conscience Suprême). Par conséquent,
Dieu n’est pas quelque part ailleurs. Il est présent en vous. Le coffre fort
est de peu de valeur, mais les bijoux qu’il contient sont très précieux. Notre
corps est semblable à un coffre fort. A l’intérieur, il y a de bonnes pensées,
de bons sentiments, de bonnes pratiques et de bons comportements qui sont
semblables à des bijoux précieux. Nous devons sauvegarder ces bijoux précieux
et en faire le meilleur usage. Ce qui n’est pas en vous, ne peut pas se
manifester à l’extérieur. Toutes les connaissances sont en vous. Petit à petit,
elles se manifestent de l’intérieur. Ce qui n’existe pas en vous ne peut pas en
sortir. De même, ce qui est en vous ne peut pas être perdu. Tout est présent en
vous. Tout en ce monde est la réaction, la réflexion et la résonance de l’Être
intérieur.
La recherche doit être
inondée d’Amour
Développez
l’Amour pur pour atteindre Dieu. Les gens peuvent faire autant de recherches
scientifiques qu’ils veulent, mais ces recherches devraient être imprégnées
d’Amour. Aucune vraie recherche ne peut être faite sans Amour. Qu’est-ce que la
recherche ? Quel est l’objet de la recherche ? Qui fait la
recherche ? Pourquoi et comment la fait-il ? Ces questions devraient
être posées. Premièrement vous devez vous demander : « Suis-je bon ou
mauvais ? » Lorsque vous entreprenez une telle enquête
personnelle, vous n’avez pas besoin d’aucun autre témoin. C’est ce qui est
désigné par ‘Atma Sakshi’ (témoignage personnel). Vous devez avoir des
sentiments sacrés. Ceci était le principe fondamental des recherches faites
jadis. Le sage Viswamitra pouvait faire d’intenses pénitences parce
qu’il avait un Amour absolu pour Dieu. La même chose peut être dite également
au sujet du sage Vasishtha. Le mot ‘Vasishtha’ signifie ‘spécial’.
Son nom lui-même avait une signification spéciale. C’était une personne qui
adhérait à une discipline de vie correcte.
Chacun de
nous est doté du pouvoir magnétique d’attirer les autres. Dieu est le plus gros
aimant qui attire tout le monde. Les êtres humains ont un pouvoir magnétique à
degrés variables, mais le pouvoir de Dieu est de cent pour cent. C’est
pourquoi, le monde entier est attiré vers Dieu. Lorsque nous approchons de ce
très gros aimant, nous sommes chargés par Sa puissance et devenons ‘Un’ avec
Lui. « Brahmavid Brahmaiva Bhavathi » (Celui qui connaît Brahman
devient vraiment Brahman). Si vous approchez un morceau de fer d’un
aimant, il est attiré vers l’aimant. Si vous laissez ce morceau de fer près de
l’aimant pendant quelques jours, le morceau de fer devient également un aimant.
Lorsque vous vous approchez de Dieu et bénéficiez de Son Amour, vous devenez
Dieu également. Telle est la vraie recherche. Par conséquent, vous n’avez pas
besoin d’entreprendre aucune autre pratique pour atteindre la Divinité. Vous
devriez seulement développer les sentiments d’Amour en vous. Ceci vous
transformera en un être Divin.
Au début,
le vice-Chancelier M’a demandé de vous parler d’une caractéristique spéciale de
la culture Bharatiya. Hier, le vice-Chancelier et quelques étudiants M’ont dit : « Swami !
C’est notre ‘Adrishta’. » Que signifie ‘Adrishta’ ? Ils
l’interprètent comme ‘bonne chance’. Par ‘bonne chance’, ils entendent ‘grand
mérite’. Mais ceci n’est pas la signification réelle du mot ‘Adrishta’.
‘A-drishta’ désigne ce qui ne peut pas être vu avec les yeux. C’est Dieu
qui peut tout vous accorder. Il enrichit et illumine toutes vos facultés
physiques, mentales et spirituelles aussi bien qu’Il promeut vos progrès
matériels, éthiques, religieux et scientifiques. Tel est ‘Adrishta’. Tel
est le regard bienveillant de Dieu. Par conséquent, ‘Adrishta’ n’évoque
pas simplement la ‘bonne chance’. Si vous souhaitez atteindre cette ‘Adrishta’,
vous ne pouvez le faire que par l’Amour. Il n’y a pas de pouvoir plus grand que
celui de l’Amour. L’Amour est présent en tout le monde. Mais de quelle sorte
d’Amour s ‘agit-il ? Aujourd’hui, l’amour est rempli d’égoïsme. Nous
n’avons pas besoin d’un amour qui est imprégné d’égoïsme. Nous avons besoin
d’un Amour altruiste. Il y a un fragment d’égoïsme dans l’amour entre un mari
et son épouse, entre une mère et son fils, entre un frère et un autre frère et
entre des parents et des amis. Tel est l’amour de ce monde. Seul l’Amour de Dieu
est de cœur à cœur. Il demeure pour toujours et ne change jamais. Il ne peut
être atteint que par l’Amour. Dénué d’Amour, si vous restez assis à faire ‘Japa’
(récitation du Nom de Dieu) et égrenez les grains de votre rosaire alors que
votre mental vagabonde sur le marché, alors, à quoi cela sert-il ?
Vous vous
asseyez pour méditer. Qu’est-ce que méditer ? Êtes-vous assis pour méditer
ou posez-vous pour un photographe ? Vous ne pouvez pas atteindre Dieu en
prenant la pose pour méditer. Il n’y a qu’un seul chemin par lequel vous pouvez
atteindre Dieu et ce chemin est le chemin de l’Amour. Ce n’est pas possible
d’atteindre Dieu sans l’Amour. Par conséquent, vous devriez transformer votre
amour mondain en Amour pour Dieu. Alors quel que soit le travail que vous
fassiez, il sera transformé en adoration. Que vous travaillez dans un bureau ou
comme médecin, ingénieur ou enseignant, faites tout votre travail pour plaire à
Dieu. Votre Amour pour Dieu ne devrait pas se limiter à votre seule parole, il
devrait venir de votre cœur. Alors, vous pourrez atteindre Dieu en un instant.
Vous n’avez pas besoin de chercher Dieu, parce qu’Il est présent partout où
vous êtes. Votre père et votre mère peuvent être loin de vous mais pas Dieu.
Dieu est toujours avec vous, en vous, au-dessus de vous, au-dessous de vous et
autour de vous. Pour atteindre un tel Dieu, l’Amour est suffisant. Vous devriez
renforcer le lien de votre Amour avec Dieu ? C’est seulement alors que
vous pourrez atteindre Dieu.
Comme le
vice-Chancelier l’a dit également, la culture de Bharat montre le chemin
le plus facile pour la réalisation de Dieu. Jadis, les gens avaient l’habitude
d’attacher des guirlandes de feuilles de manguiers vertes sur les portes des
maisons en tant que décoration, à l’occasion des fêtes. Mais aujourd’hui, les
gens utilisent des feuilles en plastique pour de telles décorations. Pendant
une cérémonie de mariage, nos anciens avaient l’habitude d’ériger un ‘Pandal’
avec des feuilles vertes. Quelle en était la raison ? Pensez-vous que c’est
parce que les ‘Shamianas’ (Chapiteaux indiens) n’étaient
pas disponibles en ce temps-là ? Non, non ! Pendant les mariages et
les autres cérémonies, un grand nombre de personnes se rassemblaient en un seul
lieu. En ce temps-là, même les villageois illettrés connaissaient le principe
scientifique des feuilles vertes qui captent le dioxyde de carbone de
l’atmosphère, absorbent le carbone et libèrent l’oxygène qui nous permet de
vivre. Donc, cette connaissance scientifique n’est pas nouvelle. En ce temps-là,
les villages étaient situés au centre d’une vaste forêt où une grande quantité
d’oxygène était disponible pour les habitants. C’est pourquoi ils n’étaient
jamais malades. Les maladies de cœur n’étaient même pas connues. L’asthme
n’existait pas, de même que
l’éosinophilie (maladie du sang). Les arbres font beaucoup de bien à
l’homme en leur offrant l’oxygène qui maintient la vie. Les gens sont
incapables de réaliser cette vérité. Ils abattent les arbres malgré l’augmentation
de la population, ce qui fait qu’aujourd’hui nous avons une raréfaction de
l’oxygène. De cette façon, nous nous mettons nous-mêmes en danger.
Oubliez le monde pour
réaliser votre Divinité
La science et la technologie
ont pris une grande importance dans le monde actuel. Sans eux, vous ne pouvez
pas exister. Vous ne pouvez pas vivre sans courant électrique. Vous obtenez une
lumière brillante lorsque les courants positifs et négatifs sont associés. Les
deux sont indispensables. Vous avez également des pensées négatives et
positives en vous. Lorsque votre mental est rempli de pensées négatives, vous
ne pouvez pas avoir de pensées positives Divines. D’abord et avant tout, vous
devriez développer des désirs positifs en vous. Alors, il n’y aura plus de
place pour que les pensées négatives entrent en vous. Vos pensées négatives
sont la cause de toutes vos difficultés et souffrances. Toutes les pensées
mondaines et négatives sont en fait des pensées sans vie. Par conséquent,
développez des pensées positives. Votre corps physique est négatif et le
Principe de vie est positif. L’association des deux aboutit en une radiation
qui est « Satham Jnanam Anantham Brahma » (Brahman ou
Dieu est l’Incarnation de la Vérité, de la Sagesse et de l’Eternité). Telle est
la Vérité. Telle est la Sagesse et la Connaissance Divine. Nous devrions avoir
le pouvoir de la Sagesse et ce pouvoir ne peut être atteint qu’au moyen de
l’Amour. Aujourd’hui, les gens essaient seulement d’atteindre la connaissance
générale. Mais, à quoi sert-il d’avoir uniquement la connaissance générale. Ils
devraient y ajouter le sens commun de sorte qu’ils puissent avoir également la
connaissance pratique.
Etudiants !
Ne pensez pas que toute la
connaissance scientifique soit dans des pays comme les Etats-Unis d’Amérique,
la Russie, l’Allemagne, etc... Et que Bharat ne l’ait pas. En fait,
toute la connaissance scientifique des pays d’outre-mer est venu de Bharat.
Bharat a donné la totalité de la connaissance scientifique au monde. La
connaissance absolue de l’armement est là dans ‘Atharvana Veda’. Non
seulement cela, La science de la santé est également contenue dans ‘Atharvana
Veda’, sur la base de quoi le sage Bharadwaja fit beaucoup de
découvertes dans le domaine de la santé. En fait, toutes les sortes d’éducation
sont venues de ‘Bharatiyas Rishis’. Même la connaissance des
mathématiques a uniquement son origine dans Bharat. En arithmétique,
1+1= 2. Mais en matière de spiritualité, ce n’est pas vrai. De même, vous dites
que 3 - 1 = 2. Ceci est une réponse négative mondaine. Mais spirituellement
parlant, 3 - 1 = 1. Comment cela est-il possible ? Le monde ne peut pas
accepter cela. Mais Moi Je l’accepte. Selon Moi, c’est la Vérité. Comment
cela ? Voici un petit exemple :
Supposons que vous soyez en
face d’un miroir. Ici, il y a trois entités : vous, votre réflexion et le
miroir. Si vous enlevez le miroir, la réflexion s’en va également (forts
applaudissements). En premier, il y avait trois entités : vous, votre
réflexion et le miroir. Lorsque vous enlevez le miroir ; de ces trois entités,
vous êtes le seul à rester, parce que votre réflexion s’en va également avec le
miroir. Vous êtes Dieu. Votre réflexion est ‘Jiva’ (l’individu) dans le
miroir de la nature. Lorsque vous oubliez la nature, vous devenez Dieu. Alors,
il n’y a plus de ‘Jiva’. Vous vous considérez comme ‘Jiva’ (un
individu) lorsque vous êtes associés avec la nature. Avez-vous bien compris
cette explication ? Laissez-Moi vous donner un autre exemple :
Il fait jour, par conséquent,
vous pouvez voir le monde entier et également les malheurs qui l’accablent. La
nuit, vous allez dormir. Alors, il n’y a plus de monde, vous ne voyez plus
rien. Alors, les malheurs disparaissent également. Lorsque le monde n’existe
plus, les malheurs disparaissent également. Seulement lorsque le monde est
présent, les malheurs le sont aussi. Par conséquent, en méditation, nous disons
que nous oublions le monde, ne serait-ce qu’un court instant. Lorsque nous
sommes immergés dans la félicité nous oublions le monde. Lorsque ‘Sat’
(l’existence) et ‘Chit’ (la connaissance) s’unissent, ‘Ananda’
(la Félicité) en résulte. Les étudiants devraient réaliser cela. Quelle est la
signification de ‘Sat’ ? Il signifie ‘Être’, ce qui évoque
l’existence. ‘Sat’ ne change jamais. Comment se fait-il qu’il ne change
pas ? Vous avez du sucre dans votre main. Vous pouvez le mettre dans du
café, du thé ou des gâteaux. Vous pouvez le mettre dans n’importe quoi, sa
douceur restera la même. C’est ‘Sat’ qui reste partout immuable. En plus
il donne la douceur à tout ce à quoi il est ajouté. Le sucre est ‘Sat’,
l’eau est ‘Chit’. La nature de l’eau est de couler vers le bas. Même si
vous la versez sur le sommet d’une colline, elle descend. Le sucre est le
sucre, l’eau est l’eau. Lorsque le sucre et l’eau sont mélangés, alors il n’y a
plus ni sucre ni eau, il n’y a plus que du sirop. Qu’est-ce que cela
signifie ? Cela signifie que lorsque ‘Sat’ est associé à ‘Chit’,
il en résulte ‘Ananda’. Par conséquent, vous devriez unifier les deux.
Ceci symbolise l’Unité de Jivatma et de Paramatma (l’âme
individuelle et l’Âme Universelle). Ceci désigne, la Félicité éternelle et non
dualiste. Il n’y a pas deux entités, une seule existe. « Ekameva
Adviteeyam Brahma » (Dieu est Un sans second). Par conséquent, nous
n’avons pas besoin de faire des efforts dans beaucoup de domaines pour
atteindre Dieu. Aimez tout. Ayez foi que Dieu est présent en tout. Fusionnez
votre soi individuel avec le Soi Divin.
Associez Japa avec Dhyana
et Dhyana avec Japa
Pour les
étudiants, il y en a beaucoup qui connaissent la culture de Bharat. Ce
qui n’existe pas dans notre culture, n’existe pas ailleurs. Les étudiants
modernes ont une façon particulière de penser. Sous prétexte que Swami a
dit qu’il n’y avait qu’une seule caste dans l’humanité, ces étudiants pensent
se marier avec une personne qu’ils aiment mais qui n’appartient pas à leur
caste. Oui, c’est vrai qu’il n’y a qu’une seule caste dans l’humanité, une
seule race et une seule religion. Mais, qu’en est-il de la culture ? Ne
pensez pas seulement à la caste, pensez également à la culture. Il y a
différentes cultures. Une culture est différente d’une autre. Des cultures
similaires peuvent s’associer avec les autres, celles qui ne le sont pas, ne le
peuvent pas. Par conséquent, quel que soit le travail que nous entreprenions,
nous devrions d’abord penser également à notre culture. Cela s’appelle la
tradition. Vous pouvez atteindre le progrès et la prospérité lorsque vous
suivez vos traditions. Par conséquent, nous devrions sans aucun doute adhérer à
nos traditions.
En raison
de l’influence de l’éducation moderne, aujourd’hui, les étudiants ne
comprennent pas ce qu’est l’égalité. Thyagaraja a dit : « Ô
Rama ! Dans votre forme d’Amour pur et sans tache, vous demeurez en tous
les êtres, de la fourmi à Brahma et également dans Siva et Kesava. S’il vous
plaît, protégez-moi également. » Il a dit : « Ô
Dieu ! Vous êtes présent aussi bien dans la fourmi que dans Brahma. »
Cependant, lorsqu’une fourmi nous pique, nous la tuons et lorsque Brahma
se manifeste devant-nous, nous Lui offrons nos salutations. Où est l’égalité
dans tout cela ? Puisque Dieu est présent dans une fourmi, ne
devrions-nous pas offrir nos salutations à la fourmi ? Mais, nous ne le
faisons pas, parce que nous ne gardons que la forme en vue. ‘Akaram’ (la
forme) n’est pas importante, mais ‘Anandam’ (la Félicité) est
importante. La Divinité est présente à la fois dans la fourmi et dans Brahman.
La fourmi est si petite, mais lorsqu’elle nous pique, cela nous cause beaucoup
de souffrance ! D’où vient ce pouvoir ? Même un scorpion est petit.
Mais lorsqu’il nous pique cela nous cause des douleurs insupportables. D’où
a-t-il acquis un tel pouvoir ? Si une si petite créature comme une fourmi
est dotée d’un aussi grand pouvoir, alors de quel énorme pouvoir l’homme peut-il
être doté ? L’homme est doté de tous les pouvoirs. Il n’existe pas d’être
humain sans de tels pouvoirs. Puisque l’homme n’est pas informé de ses
pouvoirs, il subit des souffrances. Il peut atteindre facilement ‘Ananda’
(la Félicité) une fois qu’il est informé de ses pouvoirs. Par conséquent,
imprimez Dieu dans votre cœur et jouissez de la Félicité qui en découle.
Il est
essentiel de garder notre corps sacré. Afin de le garder sacré, nous devrions
chanter le Nom Divin. Nous devrions méditer pour rendre notre mental sacré.
Faites Japa (chanter le Nom Divin) avec Dhyana (méditer) et Dhyana
avec Japa. L’Amour devrait être le courant sous-jacent de Japa et
Dhyana. Nous tenons une cymbale dans une main et l’autre cymbale dans
l’autre main. Le son est produit lorsque les deux se rencontrent. De la même
façon, lorsque Japa et Dhyana sont à l’unisson, nous pouvons
entrer dans le stade de ‘Nirvikalpa Samadhi’ (état de non-dualité de la
Conscience Suprême) qui est notre véritable état. Ceci ne peut pas être atteint
en faisant simplement une ‘Sadhana’ spirituelle. Pour cela, l’Amour
profond et la foi sont requis. Par conséquent, nous devrions cultiver l’Amour
de plus en plus.
Discours Divin de Bhagavan dans le Saï
Kulwant Hall de Prasanthi Nilayam, le 16 juin 1996.

Sanathana
Sarathi – Mai 2008
Page 164
« Chinna
Katha »
Le renoncement
grâce aux paroles
spirituelles
Un homme
d’affaires avait l’habitude d’assister à des conférences publiques quotidiennes
sur des textes mythologiques. Dans ses discours, le conférencier soulignait
l’importance du renoncement et exhortait ses auditeurs à développer de plus en
plus le sentiment de renoncement. Dix années passèrent ainsi. Commençant une
session spirituelle spéciale pour une semaine, le conférencier dit un jour à
l’homme d’affaires : « Vous devriez assister quotidiennement à
cette session spéciale jusqu’à son achèvement. N’en manquez aucune. Si vous
achevez avec succès cette session, vous en retirerez de grands mérites. »
L’homme
d’affaires avait une grande foi dans le conférencier. Par conséquent, il
assista chaque jour à ses conférences. Un jour cependant, il dut s’absenter
dans un autre village pour y effectuer un travail très urgent. Se souvenant
alors des paroles d’avertissement du conférencier, l’homme d’affaires ne voulut
pas manquer la conférence. A ce moment, le dicton ancien lui revint à
l’esprit : « Un fils est identique à son père ! » Pensant
qu’il n’y avait aucune différence entre lui et son fils, il décida de l’envoyer
à sa place écouter le conférencier. Peu après cela, une autre pensée lui vint à
l’esprit : « Puisque dans ses prédications, le conférencier
insiste sur l’importance du renoncement. Après avoir entendu ses enseignements,
mon fils risque de refuser de se marier et devenir un renonçant ! »
Craignant cela, il changea d’idée et renonça à envoyer son fils à cette session
spirituelle.
De la
même façon, aujourd’hui les parents entraînent leurs enfants sur le mauvais
chemin. Non seulement cela, la simple écoute des textes sacrés provoque-t-il un
changement dans notre mental ? Le mental du père changea-t-il un tant soit
peu après avoir écouté des paroles spirituelles pendant 10 années ? Alors,
comment le mental de son fils aurait-il pu changer en un seul jour ?
Aujourd’hui les parents n’ont pas de pensées correctes. Il y en a beaucoup en
ce monde qui pensent comme cet homme d’affaires. Il est essentiel de se
souvenir que l’écoute des paroles concernant les textes spirituels n’est pas
seulement un passe-temps. C’est un moyen de développer les vertus et de
provoquer une transformation en soi-même.

Sanathana
Sarathi – Mai 2008
4ème de
couverture
Corrigez votre vision
Manifestez votre
Amour dans chaque action de la vie quotidienne et la Divinité émergera de cet
Amour. C’est le chemin le plus facile pour réaliser Dieu. Mais, pourquoi les
gens ne l’empruntent-ils pas ? C’est parce qu’ils sont obsédés par une
idée fausse liée au moyen d’expérimenter Dieu. Ils regardent Dieu comme une
entité éloignée que l’on ne peut atteindre que par des pratiques spirituelles
ardues. Dieu est partout. Il n’est pas nécessaire de chercher Dieu. Tout ce que
nous voyons est la manifestation du Divin. Tous les êtres humains que vous
voyez sont les formes du Divin. Corrigez votre vision défectueuse et vous
expérimenterez Dieu en toutes choses.
Baba
